La corrélation entre les performances au test des fluences verbales et le degré d’atrophie cérébrale chez des patients et des sujets âgés non déments sans et avec pathologie amyloïde
Files
Schröder_12531000_2017.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 2.91 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Dans notre société, la maladie d’Alzheimer touche un nombre croissant de personnes âgées et constitue une des raisons principales de démence. Cette situation a des impacts sur le plan médical, social et financier, qui ne sont pas négligeables. Un diagnostic précoce et un traitement adapté pourraient retarder l’apparition de la maladie et ralentir sa progression, d’où l’intérêt d’identifier les personnes à risque à un stade précoce, avant que des modifications irréversibles aient lieu. Une voie prometteuse pour le diagnostic constitue la combinaison de marqueurs biologiques et l’évaluation des fonctions cognitives. Le choix du présent mémoire se fonde sur ce constat. Il a eu pour but d’analyser la relation entre les fonctions cognitives et le profil anatomique chez les sujets se trouvant à un stade prédémentiel. A cette fin, ont été recrutés 30 sujets contrôles et 61 sujets non-déments, qui ont consulté la Clinique de la mémoire. Les tests neuropsychologiques utilisés pour évaluer les fonctions cognitives sont les tâches de fluence verbale sémantique et phonémique. De plus, nous avons eu recours à l’IRM structurelle pour objectiver l’épaisseur corticale et le volume hippocampique, ainsi qu’au PET-scan pour mesurer la charge d’amyloïde cérébrale. Afin d’étudier les corrélations des régions plus spécifiques nous avons eu recours à des analyses morphométriques du type surface-based. Trois hypothèses ont été émises. Selon la première hypothèse, il existerait une corrélation entre les résultats aux tâches de fluence verbale et les marqueurs biologiques. Cette relation est supposée être d’autant plus forte, s’il s’agit des régions cérébrales connues pour être impliquées dans les fonctions cognitives mesurées. Les résultats montrent que des corrélations ont notamment été observées au niveau des régions périsylviennes, qui sont connues pour être impliquées dans les fluences sémantique et phonémique, ce qui confirme l’hypothèse. La deuxième hypothèse suggère que les corrélations trouvées peuvent s’expliquer de manière significative par l’effet de la charge d’amyloïde cérébrale. Les résultats, par contre, montrent que la charge d’amyloïde cérébrale ne permet pas d’expliquer de manière significative les résultats aux deux tâches de fluence verbale si elle est mise en lien avec le volume hippocampique et l’épaisseur corticale moyenne ou avec des régions cérébrales spécifiques. On suppose que d’autres processus physiopathologiques sont impliqués, comme par exemple les enchevêtrements neurofibrillaires de la protéine tau Troisièmement, nous avons émis l’hypothèse selon laquelle les corrélations trouvées seraient différentes pour les tâches de fluence verbale et l’index de mémoire. Cette hypothèse a été confirmée, vu que les résultats ont mis en évidence que le pattern des corrélations entre les marqueurs biologiques et la fluence verbale est différent de celui des fonctions mnésiques