Séjour post-hospitalier de transition avant retour à domicile, évaluation de l'autonomie et de la qualité de vie des usagers
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- La société actuelle se trouve face à un vieillissement de la population. Ces changements liés à l’âge ont des conséquences sur les soins de santé comme la demande croissante d’hospitalisation pour les personnes âgées (Scott, 2010). Les patients sortent en outre plus rapidement de l’hôpital. Pour les patients fragiles, une sortie anticipée pourrait engendrer un déclin fonctionnel et des événements en cascade (Ricour et al., 2014). C’est le cas pour 30 à 50% des personnes âgées (Cornette et al., 2005 ; Mudge et al., 2010 ; Sleiman, 2009). D’autres études montrent aussi qu’il y a un déclin de la qualité de vie après une hospitalisation et que celui-ci est lié à la fragilité (Lin et al., 2011 ; Masel et al., 2009 ; Provencher et al., 2016).Un séjour post-hospitalier de transition (SPHT) pourrait diminuer le risque de déclin fonctionnel post-hospitalier ainsi qu’améliorer la qualité de vie et ce pour favoriser le retour à domicile des sujets fragilisés. Cela serait favorable aussi aux aidants qui devrait alors gérer à minima les soins post-hospitaliers (Bonin-Guillaume et al., 2015). A partir de la littérature, l’hypothèse de base suivante a été émise : le SPHT permettrait à la personne âgée fragilisée de récupérer de l’autonomie et de la qualité de vie correspondant à celle de la pré-hospitalisation et ce dans le but d’un retour à domicile. Pour étudier cette hypothèse, l’étude a été menée sur quatre temps de mesure : avant l’hospitalisation, à la sortie du SPHT, après un mois et trois mois de cette sortie. Sur 53 sujets interrogés à la sortie d’une même structure post-hospitalière, 24 ont répondu à chaque temps de mesure. Les questionnaires portaient sur l’autonomie et la qualité de vie. Deux questionnaires de satisfaction ont également été administrés, pour le sortant du SPHT et pour le médecin traitant. Après la sortie, un aidant proche a été questionné sur le fardeau ressenti quant au maintien de son proche à domicile. Les résultats semblent principalement montrer un maintien de l’autonomie et de la qualité de vie après le passage par un SPHT mais ne montrent pas d’effet sur le fardeau ressenti de l’aidant proche. Les futures études devraient porter sur une méthode plus étendue dans le temps et avec un groupe contrôle pour appuyer ces observations.