La gestion durable de l’eau d’irrigation en Haïti : Analyses et perspectives (Cas du périmètre irrigué de Fort Royal dans la commune de Petit-Goâve)
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- Plusieurs études réalisées par la communauté scientifique prouvent que les conditions actuelles d’utilisation de l’eau ne sont pas durables et elle appelle à entreprendre des actions urgentes pour prévenir une dégradation de la situation. D’après ces mêmes études, les pratiques actuelles dans l’agriculture sont à l’origine de gros problèmes environnementaux et par conséquent, il est essentiel d’orienter les pratiques agricoles vers la durabilité. Dans un contexte de développement durable, cette recherche se propose d’étudier le mode de gestion de l’eau d’irrigation en Haïti avec une étude de cas sur le périmètre irrigué de Fort Royal dans la commune de Petit-Goâve au regard de l’approche participative, la théorie des biens communs et l’approche de la gestion durable des ressources en eau. La question qu’on se pose c’est comment aboutirait-on à une gestion durable de l’eau d’irrigation en Haïti ? Afin de trouver la réponse à cette question, nous avons utilisé une approche hypothético-déductive et une méthodologie avec des observations directes sur le terrain et des entretiens semi-directifs. Les résultats de la recherche ont montré que l’État s’est désengagé dans la gestion des périmètres irrigués et a transféré leur gestion aux usagers selon l’approche participative. L’eau d’irrigation sur le périmètre irrigué de Fort Royal est gérée par une communauté d’utilisateurs (les usagers) et donc considérée comme un bien commun car elle a obéi aux huit (8) principes d’Ostrom. Cependant, ce bien commun (l’eau) qui est gérée par cette communauté d’utilisateurs (les usagers) pour l’irrigation fait l’objet d’une gestion non durable par rapport à la façon dont se fait son usage. La recherche a montré aussi que les pratiques agricoles sur le périmètre irrigué de Fort Royal ne sont pas durables et sujettes à des conséquences néfastes sur l’environnement. En vue de passer à une gestion durable de l’eau d’irrigation en Haïti, les résultats de la recherche ont montré qu’il faut considérer quatre dimensions qui sont la fiabilité technique, l’efficacité économique, l’impact sur l’environnement et l’équité sociale. D’où la réponse à notre question de recherche.