Rôle des cellules tueuses naturelles (NK) dans la pathogenèse de l'endométriose
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- L’endométriose est une maladie définie par la présence et la croissance de tissu semblable à de l’endomètre en dehors de l’utérus. Bien que son étiologie reste inconnue, la théorie la plus acceptée est celle des menstruations rétrogrades définie par le dépôt de reflux menstruel dans la cavité péritonéale. Néanmoins, 90 % des femmes présentent ces menstruations rétrogrades alors que seulement 10 % sont atteintes d’endométriose. Une des théories envisagées pour expliquer la persistance de ces cellules d’endomètre dans la cavité péritonéale est une surveillance immunitaire déficiente. Il est souvent suggéré que les cellules NK (de l’anglais, natural killer) jouent un rôle dans l’élimination des cellules endométriales. Un article publié en 1991 par Oosterlynck et collègues montre pour la première fois une activité lytique des cellules NK envers les cellules endométriales autologues. Cependant, les résultats de cytotoxicité obtenus n’ont jamais pu être confirmés par d’autres chercheurs. De nombreux auteurs considèrent comme acquis la capacité lytique des cellules NK envers les cellules de l’endomètre, et s’attellent à montrer une diminution de cette capacité lytique chez des patientes atteintes d’endométriose par rapport à des patientes saines. Dans le cadre de ce mémoire, nous avons isolé des cellules NK du sang et des cellules endométriales chez des patientes contrôles saines et des patientes atteintes d’endométriose, et avons réalisé des tests de cytotoxicité. Chez une patiente contrôle saine, nous avons obtenu une faible activité lytique des cellules NK envers les cellules stromales autologues de maximum 7 %. Chez des patientes atteintes d’endométriose, nous avons obtenu entre 0 et 10 % de lyse envers les cellules stromales autologues. Nos résultats n’ont donc pas confirmé ceux d’Oosterlynck et collègues. Nous avons également testé la présence des cellules NK dans des prélèvements d’endomètres eutopiques et dans des lésions d’endométriose. Les analyses de cytométrie de flux montrent une proportion de cellules NK de 5 à 8 % des cellules vivantes dans l’endomètre eutopique. La proportion de cellules stromales obtenue est de 5 à 7 % des cellules vivantes. Les cellules NK sont présentes dans l’endomètre avec une majorité des cellules NK CD56brightCD16-, de l’ordre de 30 % des cellules CD2+CD3-.