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Efficacité d'un entraînement en dénomination rapide chez les enfants dyslexiques

(2018)

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La lecture est une habileté complexe dont le développement nécessite la mise en place de compétences optimales en langage oral. Les chercheurs s’accordent aujourd’hui sur le rôle causal du déficit phonologique dans les difficultés en lecture rencontrées chez les individus dyslexiques. La conscience phonologique et la dénomination rapide constituent les prédicteurs précoces les plus robustes. Mais alors que le lien entre CP et lecture est bien compris et que les interventions en CP sont mises en place dans la pratique, le RAN fait l’objet de moins d’attention. En particulier, la possibilité d’entraîner, chez les enfants dyslexiques, les habiletés en RAN à travers un entraînement ciblé sur la dénomination rapide d’objets n’a encore, à notre connaissance, jamais été investiguée. D’autre part le gain potentiel d’un tel entraînement sur les performances en lecture devait être investigué. Enfin, l’évaluation de l’effet potentiel d’un entraînement en RAN sur les compétences d’accès au lexique permettait de nous informer sur les processus entraînés. Afin de répondre à nos questions de recherche, nous avons évalué les compétences en RAN, en lecture et en fluence verbale de 23 enfants dyslexiques avant et après un entraînement en dénomination rapide. Afin d’objectiver l’efficacité de l’intervention, les performances des enfants dyslexiques étaient comparées à celles de 17 enfants normo-lecteurs qui ne bénéficiaient pas de l’entraînement. L’analyse des performances au pré-test confirme outre les difficultés en lecture, des habiletés inférieures en RAN (temps de dénomination) et en fluence phonétique (nombre de mots produits notamment au cours des quinze premières secondes) chez nos participants dyslexiques. Un effet spécifique de l’entraînement a été mis en évidence dans les épreuves de RAN. Malheureusement, aucun bénéfice n’a été objectivé sur les performances en lecture. Enfin, les enfants dyslexiques améliorent leurs performances au cours du premier quadrant des tâches de fluence mais le bénéfice ne peut statistiquement être imputé à l’entraînement. Bien que le bénéfice sur la lecture soit limité, notre recherche est encourageante. Elle laisse entrevoir la possibilité d’améliorer une habileté réputée difficile à entraîner. Les limites observées nous obligent cependant à interpréter nos résultats avec précaution et invitent à la réalisation d’études ultérieures dans ce domaine.