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La finance islamique : principes de fonctionnement et comparaison entre Murabaha immobilier et prêt hypothécaire conventionnel.

(2016)

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La récente crise financière a permis de mettre en lumière les nombreuses failles de la finance conventionnelle. De nombreux économistes et institutions se sont alors penchés sur ces failles afin de pouvoir résoudre les problèmes chroniques auxquels fait face le système conventionnel. Ainsi bon nombre d’ouvrages récents mettent en avant des paradigmes financiers alternatifs promouvant un système plus éthique. Dans ce cadre là la Finance Islamique (FI), de par sa croissance importante durant les 30 dernières années a bénéficié d’une exposition importante. La FI est en effet considérée comme une branche importante de la finance éthique de par le fait que ses principes reposent sur un système de valeurs morales qu’est la loi islamique (Charia). De par sa dimension religieuse, elle présente des principes distincts basés sur un système de valeurs morales. Ces principes sur lesquels repose ce système : sont l’interdiction de riba de gharar et de maysir, le partage de pertes et des profits, l’adossement à un actif tangible, la nécessité de détenir l’actif, le Zakat ou encore le filtrage en matière d’investissement tant sur un aspect qualitatif (interdiction d’investir dans des activités illicites comme l’alcool, la pornographie, …) que sur un aspect quantitatif. Ainsi les instruments de financement qui en découlent sont eux aussi différents. Nous avons distingué 2 catégories d’instruments. D’une part ceux respectant le principe de partage des pertes et des profits (Mudaraba et Musharaka) et d’autre part des instruments plus similaires aux instruments conventionnels et basés sur la création d’une dette (Murabaha, Tawarruq, Ijara, Salam et Istisna). La théorie de l’intermédiation bancaire islamique prône quant à elle, une utilisation des instruments participatifs (Musharaka et Mudaraba) tant au passif qu’à l’actif. Pourtant comme nous l’avons constaté, il existe un décalage entre le cadre théorique et la pratique. En effet, nous avons pu, à partir de différentes statistiques, nous rendre compte de la sous–utilisation des instruments participatifs dans les banques islamiques, en particulier à l’actif, au profit des mécanismes basés sur la dette. L’instrument qui ressort au sein de ceux basés sur la création de dettes est le Murabaha étant donné qu’il est l’instrument le plus utilisé comme mode de financement. Cette domination semble, à première vue, altérer quelque peu le caractère alternatif de l’intermédiation islamique de par l’apparence similaire que le Murabaha a avec un prêt conventionnel. Ainsi le but de la partie pratique était de pouvoir caractériser les similarités et différences existant entre le Murabaha et le prêt conventionnel afin de confirmer ou d’infirmer cette vision selon laquelle le Murabaha ne serait finalement qu’une copie du prêt conventionnel. Nous avons dès lors mené une analyse comparative dans le cadre d’un achat immobilier en vue de pouvoir amener des éléments plus concrets. De notre analyse comparative, plusieurs enseignements sont ressortis. Premièrement nous avons pu remarquer que le déroulement des différentes opérations était différent mais que les 2 instruments présentaient des flux économiques similaires. Ensuite nous avons pu, en nous basant sur la comparaison d’éléments majeurs d’un prêt et les risques auxquels ils sont exposés, nous rendre compte que le Murabaha immobilier et le prêt hypothécaire conventionnel étaient bien 2 instruments bien distincts. Pourtant, dans certaines juridictions comme la Malaisie, la mise en place de mécanismes tels que l’Ibra tendent à annihiler certaines différences majeures que nous avions soulignées et ainsi rendre la distinction entre les 2 instruments très minime. Précisons que ce dernier élément est valable pour les juridictions dans lesquelles la mise en place de ce type de mécanisme est rendue possible.