De la rue à l’Etat : déterminants de l’impact d’un mouvement social sur l’action politique. Analyse de cas : le Printemps érable
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- Comment un mouvement social né dans un contexte politique particulièrement fermé à son influence sur l’action politique peut-il gagner? Cette question obsède les protagonistes des mouvements sociaux, et interpelle de nombreux·ses chercheur·euse·s en sociologie ou sciences politiques. De nombreux facteurs favorisant ou défavorisant la capacité d’une organisation du mouvement social à exercer une influence significative sur l’action politique et aboutir ainsi à des impacts sur les politiques publiques ont été mis à jour par la littérature depuis les années 1970. Mais les dernières théories de la médiation politique conditionnent fréquemment la survenance d’un impact à l’existence d’un contexte partisan favorable. Pour autant, certains mouvements sociaux récents, dont le Printemps érable, un mouvement étudiant né au Québec et devenu en 2012 le mouvement social le plus important de l’histoire de la province canadienne, ont pu trouver le chemin leur permettant d’avoir un impact significatif sur l’action publique, malgré une fermeture initiale des structures d'opportunité politiques. Prenant appui sur le Printemps érable, ce mémoire se propose d’étudier les conditions nécessaires et les déterminants de l’impact d’un mouvement social né dans un contexte politique défavorable. Il tente d’associer la prise en compte des structures d’opportunité politique, l’analyse organisationnelle et stratégique du mouvement, et leur médiation au travers de l’évolution des préférences publiques. A l’heure où la globalisation et le néolibéralisme s’accompagnent d’une forte résurgence des mouvements sociaux, la pertinence de l’analyse des impacts politiques des engagements extra-partisans reste d’une acuité profonde pour les politologues, et les citoyen·ne·s.