La création monétaire de la Banque Centrale Européenne via ses politiques monétaires non-conventionnelles : étude de la confiance des consommateurs et des entreprises, et impact sur le crédit bancaire
Files
AdamRaphaël_56001100_2017.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 3.42 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- En mars 2015, la Banque Centrale Européenne a lancé son programme étendu d’achats d’actifs (quantitative easing ou encore assouplissement quantitatif) avec pour principal but de booster la consommation et l’investissement dans la zone euro afin de ramener le taux d’inflation près de son objectif de moyen terme. Les canaux de transmission de cette politique monétaire sont nombreux, seuls le canal du crédit bancaire et le canal de confiance sont étudiés ici. Le premier décrit l’influence qu’a la politique monétaire sur les montants prêtés par les banques, tandis que le second décrit un gain de confiance chez les agents qui perçoivent de meilleures perspectives économiques et se mettent à consommer davantage. Cette politique monétaire non-conventionnelle n’est pas la première utilisée par la BCE en réaction à la crise économique et financière de 2008, et à la crise de la dette souveraine. En décembre 2011, l’institution monétaire avait déjà introduit des prêts à long terme (LTRO) afin de soutenir le secteur bancaire et plus récemment, à partir de juin 2014, d’autres prêts semblables (TLTRO I et TLTRO II) ont également été accordés aux banques commerciales. Via ces séries de prêts, la BCE espère également réveiller le crédit bancaire auprès du secteur privé dans la zone euro, en difficulté depuis le début de la crise. Par l’intermédiaire de tests de comparaison de moyennes, nous analysons l’évolution des indices de confiance des consommateurs et des entreprises de 11 pays membres de la zone euro avant et après certaines décisions de politique monétaire. La confiance étant un élément qui influence la demande de crédit bancaire et la consommation, ces tests ont pour objectif d’observer comment cet indicateur a évolué en parallèle avec les politiques monétaires de la BCE et comprendre les tendances suivies par les taux de prêts. Les résultats des tests montrent que les indices de confiance des consommateurs et des entreprises ont significativement diminué après le lancement des prêts à long terme en décembre 2011, ce qui peut expliquer l’échec de ceux-ci en ce qui concerne la relance du crédit bancaire. D’autre part, ces mêmes indices montrent une amélioration quand on compare les moyennes avant et après l’annonce (janvier 2015) et le lancement (mars 2015) du programme de quantitative easing. Ceci donne des indices quant à l’efficacité de la politique via un canal de confiance.