L'ostracisme observé au travail et la déshumanisation organisationnelle: Une recherche expérimentale
Files
Deproote_54901800_2024.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1.67 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- L’ostracisme au travail et la déshumanisation organisationnelle suscitent de plus en plus l’intérêt des chercheurs dans le domaine de la psychologie du travail et des organisations ces dernières années en raison de leurs conséquences tant sur la victime que sur l’organisation (Brison et al., 2022 ; Ferris et al., 2008 ; Howard et al., 2020). Ce travail vise à étendre les connaissances sur l’ostracisme au travail et plus particulièrement en considérant la perspective de l’observateur trop longtemps laissée de côté (Sharma & Dhar, 2022). L’objectif de ce mémoire était d’analyser, à l’aide d’un design expérimental, la relation entre l’ostracisme observé au travail et les perceptions de déshumanisation organisationnelle. Plus précisément, nous suggérons que cette relation soit positive, c’est- à-dire que l’ostracisme observé au travail impacte positivement la déshumanisation organisationelle. Il visait également à identifier un potentiel rôle modérateur de l’intolérance organisationnelle dans cette relation, de sorte à ce que la déshumanisation organisationnelle perçue du témoin soit plus faible lorsque l’intolérance organisationnelle est élevée. Pour tester cela, nous avons utilisé la méthode des vignettes. Les participants étaient amenés à lire un scénario fictif d’une des quatre conditions (ostracisme observé élevé ou faible et intolérance organisationnelle élevée ou faible) dans lesquelles ils étaient répartis aléatoirement. Après cela, ils devaient répondre à un questionnaire en ligne en adoptant la position du témoin. Nos analyses statistiques démontrent que l’ostracisme observé au travail induirait des perceptions de déshumanisation organisationnelle du témoin. Par ailleurs, bien que nous n’ayons pas formulé d’hypothèse à ce sujet, un effet principal de l’intolérance organisationnelle envers les comportements interpersonnels inappropriés sur la déshumanisation organisationnelle a été trouvé. Une des limites relevée par les participants concernait la difficulté à mémoriser les informations contenues dans la vignette rendant la complétion du questionnaire plus difficile puisqu’ils avaient tendance à répondre de manière neutre. Cela pourrait expliquer le résultat non significatif obtenu pour le rôle modérateur de l’intolérance organisationnelle dans la relation entre l’ostracisme observé au travail et la déshumanisation organisationnelle. Finalement, d’autres limites de l’étude ainsi que des recommandations pour les recherches futures et quelques implications pratiques sont évoquées.