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Alcool et jeunes : prévention en médecine générale

(2018)

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L’alcool est la drogue psychotrope licite la plus régulièrement consommée en Europe. Souvent considéré par le public comme élément indispensable de la fête et intégrant notre culture et notre patrimoine, l’alcool peut rapidement causer des dommages sur la santé globale, à court ou à long terme. C’est le troisième facteur de risque modifiable en termes de mortalité derrière le tabagisme et l’hypertension ; en outre, en 2012, 6 % des décès globaux dans le monde sont attribuables à la consommation d’alcool et ce produit est impliqué dans de nombreuses maladies ou traumatismes. L’adolescence est une période propice pour expérimenter ce produit psychoactif, et cela s’effectue de plus en plus précocement et selon des modes de consommations bien particuliers. En Belgique en 2013, 80 % des jeunes de 15 à 24 ans signalaient avoir consommé de l’alcool au cours des 12 derniers mois. En 2014, un étudiant de l’enseignement secondaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles sur quatre déclarait avoir déjà été ivre plus d’une fois dans sa vie. Le « binge-drinking », terme anglo-saxon, ou alcoolisation ponctuelle intense est un mode de consommation fréquemment rencontré chez les étudiants et consistant en l’absorption rapide de boissons alcoolisées en un temps court pour atteindre l’ivresse. Cette consommation d’alcool excessive au cours de la jeunesse peut déjà avoir des effets néfastes sur la santé et notamment sur le développement de régions du cerveau encore en maturation jusqu’à 25 ans provoquant ainsi des altérations cognitives irréversibles chez certaines jeunes. Selon la Société Française d’Alcoologie, les médecins généralistes ont un rôle majeur à tenir afin d’améliorer le dépistage précoce de certaines pratiques de consommations détectées comme étant à risque chez les jeunes et de permettre, via une intervention brève, de pouvoir correctement les orienter par la suite. Mon travail de fin d’études a consisté essentiellement en une description non-stigmatisante de la consommation d’alcool de nos adolescents et jeunes adultes afin de pouvoir apporter à mes collègues un regard neuf sur cette problématique pour qu’ils puissent efficacement, à l’aide d’outils simples et validés, prévenir, dépister et prendre en charge un mésusage de boissons alcoolisées chez ce public cible particulièrement sensible.