Détermination d’un seuil de charge virale CMV, en PCR en temps-réel, cliniquement significatif et adéquat pour débuter un traitement pré-emptif chez des patients receveurs de greffe de cellules souches hématopoïétiques.
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- Au vu de l’impact du CMV sur la morbi-mortalité en post-greffe, l’amélioration des stratégies de prévention du CMV en post-greffe est primordiale. Actuellement, la stratégie préemptive est recommandée. Elle implique un suivi rapproché de la charge virale par qPCR CMV sur échantillon sanguin et permet de diagnostiquer les infections à CMV à un stade précoce. Ainsi, un traitement antiviral peut être débuté rapidement, mais contrairement à une stratégie prophylactique universelle, la survenue d’effets indésirables et de résistances virales est limitée. Du fait du manque de standardisation actuel de la qPCR CMV entre centres, chaque centre doit déterminer un seuil de charge virale CMV, interne, adéquat pour débuter un traitement antiviral. Cela avait été fait en 2009 aux Cliniques Universitaires Saint-Luc (CUSL), mais à l’époque le suivi de la charge virale par qPCR CMV débutait et peu de données étaient disponibles. L’objectif de cette étude était donc de déterminer, sur un plus grand échantillon, un seuil de charge virale CMV, en PCR en temps-réel, cliniquement significatif et adéquat pour débuter un traitement pré-emptif dans notre population locale de patients receveurs de greffe de cellules souches hématopoïétiques. 889 données PCR CMV récoltées au cours des suivis post-greffe CSH de 77 patients ont été analysées et mise en relation avec un statut clinique de type malade/non malade. Des courbes ROC ont été établies sur base de la corrélation de ces 2 paramètres dans l’ensemble de notre population et dans le sous-groupe réactivation. Notre étude a permis de déterminer un seuil de 1364,5 copies/mL pour l’entièreté de la population étudiée (AUC 0,928 ; Sen 91 %, ; Spe 82,61% ; VPP 80,7% ; VPN 91,7%) et de 1534,38 copies/mL dans le sous-groupe « réactivation » (AUC 0,9325 ; Sen 88,4% ; Spe 85,4% ; VPP 83,4% ; VPN 89,9%). Ces seuils semblent satisfaisants et se rapprochent de celui calculé en 2009 aux CUSL. Concrètement, la vérification de ce seuil pourrait modifier les pratiques car notre étude montre que le traitement antiviral est probablement débuté trop tôt. Toutefois, notre travail suggère que la décision d’initier un traitement antiviral ne devrait jamais reposer sur la seule considération d’une valeur de charge virale, car ce paramètre est imparfait. Un algorithme de prise en charge devrait donc être créé, combinant différents facteurs prédictifs de maladie à CMV afin de classer les patients dans des catégories de risque associées à recommandations thérapeutiques précises.