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Analyse de la participation politique des jeunes au Cameroun : cas des jeunes du quartier Bépanda à Douala de 2018 à 2024

(2024)

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Au Cameroun, la présidentielle d’octobre 2018 a plongé le pays dans une crise post-électorale qui a duré environ deux ans. Pendant ces deux années, il y a eu non seulement des appels aux mobilisations sociales lancés par les leaders de l’opposition politique à l’effet de contraindre monsieur Paul Biya à quitter le pouvoir, mais aussi des élections sénatoriales, législatives, municipales et régionales. Cependant, comme le relèvent les articles de presse publiés durant cette période, peu de jeunes se sont investis dans chacune de ses voies. Les travaux d’Achille Mbembe indiquent que des innovations dans les modes de participation politique peuvent expliquer une telle démobilisation. Dès lors quels seraient les modes et facteurs de la participation politique des jeunes Camerounais ? À partir du cas des jeunes de Bépanda, la présente recherche vise à répondre à cette question. Pour ce faire, elle mobilise la théorie constructiviste d’Alexander Wendt. Grâce aux approches qualitatives notamment les entretiens semi-directifs en ligne et l’analyse du discours, les données empiriques sont collectées et traitées. Les résultats de ces enquêtes indiquent à la fois, une régularité et une exception dans les modes et facteurs de participation politique de ces jeunes. S’agissant des régularités, l’on retient que lorsque les jeunes acceptent leur identité de rôle social, ils se limitent à la prise de parole et/ou à la consommation des sujets politiques. A contrario, lorsqu’ils/elles la rejettent, ils/elles mobilisent en plus des deux modes précédemment évoqués, le vote, l’engagement dans les comités de développement du quartier et la prise de contact avec les autorités communales. L’exception quant à elle indique qu’il est possible que l’identité de rôle social soit acceptée mais que les jeunes se limitent plutôt à la consommation des sujets politiques et au vote. En somme, les résultats enseignent que, lorsque l’identité de rôle social est acceptée, les jeunes se limitent aux actions qu’ils perçoivent comme celles qui les éloignent des arènes politiques contrôlées par les gouvernants. Mais lorsqu’ils/elles la rejettent, ils cherchent à investir les arènes politiques contrôlées par les gouvernants, tout en choisissant les actions qu’ils perçoivent comme étant celles qui les évitent des affrontements directs avec ceux-ci.