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Bioindication de la qualité de l'air par les lichens en milieu urbain

(2024)

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L’Union européenne vise, dans le cadre du Green Deal, une réduction d’au moins 55 % de décès prématurés liés à la pollution de l’air d’ici 2030. Pour y parvenir, un suivi spatio-temporel efficace de la qualité de l’air est crucial afin de cibler les zones urbaines les plus exposées (en raison de leur forte densité démographique et de leur proximité aux sources de pollution) qui nécessitent des améliorations urgentes. La bioindication, c’est-à-dire l’étude des réponses d’organismes vivants aux conditions environnementales, constitue un outil pertinent et complémentaire au réseau actuel de capteurs physico-chimiques qui mesurent les concentrations de plusieurs polluants atmosphériques. En effet, la bioindication est une méthode qui intègre la pollution dans le temps tout en considérant l’effet synergique produit par la combinaison de plusieurs polluants et permet une amélioration de la résolution spatiale. Les lichens, symbioses entre un champignon et une algue, sont des bioindicateurs adéquats grâce à leurs caractéristiques physiologiques les rendant particulièrement sensibles aux polluants. Cette étude vise à évaluer la plus-value de la bioindication dans le suivi de la pollution atmosphérique en milieu urbain. Pour ce faire, une campagne d’échantillonnage a été réalisée dans la commune de Charleroi selon le protocole européen standardisé pour évaluer la diversité, l’abondance et l’écologie des lichens. Les différents indicateurs mesurés témoignent d’une diversité similaire à celle observée à Liège ou Namur, avec une dominance claire d’espèces foliacées, héliophiles et eutrophes. Les résultats de bioindication concordent avec les modélisations de concentrations en polluants atmosphériques basées sur les différents capteurs présents sur le territoire communal. La pollution atmosphérique est principalement localisée dans le centre-ville de Charleroi, la zone industrielle à l’ouest de celui-ci et le long des axes routiers les plus denses. L’entropie quadratique de Rao, indicateur de la diversité fonctionnelle, est l’indice qui décrit au mieux la répartition spatiale de la qualité de l’air. Il se révèle dès lors être un outil pertinent pour capturer l’hétérogénéité présente en milieu urbain et particulièrement utile lorsqu’une modélisation précise des concentrations n’est pas réalisable.