Cathinones de synthèse : Impact sur la santé mentale, physique et les enjeux législatifs
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- Les cathinones de synthèse font partie de la classe des nouvelles substances psychoactives. Elles appartiennent à la catégorie des stimulants. Elles sont originaires d’un arbuste, le Catha edulis. En 2023, 41 tonnes de NPS ont été saisies, dont 46 % de 3-CMC, 26 % de 2-MMC et 9 % de N-éthylpentedrone. Elles se consomment majoritairement par le sniff, le bombing et en intraveineuse. Leur mode d’action repose sur l’inhibition de la recapture de la dopamine, de la noradrénaline et de la sérotonine, l’inhibition du transporteur VMAT2, ainsi que l’inversion du sens de DAT, NET et SERT. Tout cela potentialise les effets des monoamines, ce qui engendre différents effets. Elles sont consommées pour leurs effets empathogènes, leur amélioration des expériences sociales et sensorielles, et parce qu’elle provoque un bien-être, de l’euphorie, ainsi qu’une augmentation de l’énergie. Cependant les effets négatifs sont bien présents, notamment au niveau du système cardiaque, neurologie, et psychique. Elles provoquent de la tachycardie, de l’hypertension, un angor et des anomalies du segment ST. Une neurotoxicité a été démontrée et des troubles moteurs sont associés à la methcathinone. Elles induisent des psychoses, de la paranoïa, des hallucinations et des délires. Ces cathinones de synthèse sont, depuis l’arrêté royale de 2017, soumises à une législation générique, ce qui permet de mieux contrôler leur trafic. Cette législation place sous contrôle des sous-groupes de substances, permettant ainsi de ne pas devoir identifier molécule par molécule.