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Les facteurs psychologiques et psychosociaux des infections nosocomiales et leurs conséquences sur le vécu du patient: Une analyse de la littérature.

(2021)

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Ce mémoire consiste en une revue de la littérature non-exhaustive des facteurs psychologiques et psychosociaux qui influencent l’acquisition des infections nosocomiales et également de leurs conséquences sur le vécu émotionnel du patient. Bien qu’indissociables des effets médicaux et physiques engendrés par ces infections, les besoins sociaux, émotionnels et psychologiques des personnes infectées sont insuffisamment pris en compte voire complètement négligés (Parker, 2011). Pourtant, afin de se concentrer sur les facteurs qui mettent le plus à risque la santé du patient et ainsi mettre en place des programmes de prévention efficaces, les services de santé doivent posséder une vision globale de l’expérience hospitalière du patient (Burnett et al., 2010). Les centres de soins de santé et les professionnels mais également les patients ont un rôle à jouer dans la prévention des infections nosocomiales (Haverstick et al., 2017). De fait, avoir un rôle actif dans son processus de soins influence leur sentiment de pouvoir ainsi que la perception que ces derniers ont de leur maladie (Parker, 2011). Pour se faire, une communication de qualité entre le patient et les professionnels de santé est fondamentale afin que le patient puisse réagir et s’adapter au mieux face à ces infections (Parker, 2011). Le développement des infections nosocomiales et leur propagation sont dus à un ensemble de causes (Michalopoulos et al., 2006). D’une part, ces dernières peuvent être extrinsèques au patient (Saiman, 2002) tels que l’utilisation d’instruments médicaux (Almeida & Farias, 2014; Edwardson & Cairns, 2019), l’administration d’antibiotiques (Carricaburu & Lhuilier, 2009), la propreté de l’environnement hospitalier (Jackson et al., 2014), l’hygiène des mains (Simon, 2004) et la durée d’hospitalisation (Li et al., 2019; Wolkewitz et al., 2017). D’autre part, ces facteurs peuvent aussi dépendre du patient (Saiman, 2002). Le sexe, l’âge (Fabbro-Peray et al., 2007) et l’hyperglycémie (Fabbro-Peray et al., 2007) par exemple sont des facteurs de vulnérabilité intrinsèquement liés à la personne. En outre, le système immunitaire du patient prédispose également ce dernier à contracter une infection nosocomiale (Almeida & Farias, 2014). Enfin, l’intérêt porté aux infections doit continuer à grandir car ces dernières restent elles restent la complication touchant les patients hospitalisés la plus répandue et la plus problématique (Vrijens et al., 2008).