Un « Code Forestier » namurois et son application aux Temps Modernes. Ordonnances forestières (1559,1600) et comptes d’amendes du Bailliage des bois de Namur (1680-1700) comme témoins des relations entre l’autorité forestière et les usagers des bois.
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- Le comté de Namur, importante terre de forêts durant l’Ancien Régime, se dota d’un code forestier en 1559. Il fut mis sur pied pour répondre aux dommages répétés que subissaient les bois domaniaux suite aux usages qu’en faisait la population villageoise. Un siècle et demi plus tard, les comptes d’amendes du Bailliage des Bois et Forêts de Namur, l’institution en charge de la gestion forestière du comté, révèlent l’inefficacité du code de 1559. En effet, ce que déploraient les rédacteurs de 1559 s’observe toujours à la fin du 17e siècle. Cependant, les comptes du Bailliage font aussi état, en trame de fond, des relations, souvent opposées, qui lient l’homme de pouvoir à celui de la terre. Elles prennent la forme d’un contrat passé entre les deux : le premier permettant l’usage de son domaine au second à condition bien sûr qu’il respecte les règles établies. Un manque se fait toutefois sentir : les comptes et le code émanent du Souverain et de son administration et ne transmettent pas entièrement la vision que la population a de sa relation aux autorités.