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Lichtensztajn_31541800_2024.pdf
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- La littérature s’inscrivant dans le domaine de la cognition numérique a documenté une étroite relation entre les doigts de la main et les nombres. De nombreuses données anthropologiques et interculturelles ont été répertoriées (Butterworth, 1999 ; Bender & Beller, 2012). Le lien entre les doigts et les nombres a également été corroboré par des études développementales (Noël, 2005 ; Domahs et al., 2008) et neurocognitives (Gerstmann, 1940 ; Rusconi et al., 2005 ; Sato et al., 2007 ; Andres et al., 2007 ; Kaufmann et al., 2008). L’emploi des doigts exercerait également une influence sur la représentation mentale des nombres à l’âge adulte (Dehaene et al., 1993 ; Di Luca et al., 2006 ; Fischer, 2008). Dans ce contexte, Domahs et al. (2010) ont réalisé une étude transculturelle ayant pour objectif d’examiner si les habitudes de comptage sur les doigts influencent la représentation des nombres à l’âge adulte. Les auteurs ont étudié cette question en examinant les effets de sous-base cinq, basés sur les doigts, dans une tâche de comparaison de nombres arabes. Cependant, la méthodologie de Domahs et al. (2010) contient certaines limites pouvant minimiser l’effet de sous-base cinq, étudié par les auteurs. Le présent mémoire a pour ambition de réaliser une étude quantitative ayant pour objectif d’examiner dans quelles mesures l’effet de sous-base cinq résiste à l’emploi d’une méthodologie visant à répondre aux problématiques relevées au sein de la méthode utilisée par les auteurs. Pour ce faire, trois analyses ont été réalisées. Nous avons d’abord pris soin de nous assurer de la présence d’un effet de sous-base cinq au sein de nos données en répliquant l’analyse réalisée par Domahs et al. (2010). Nous avons retrouvé l’effet de sous-base cinq, décrit par les auteurs. Ensuite, lors d’une seconde analyse, nous souhaitions tester si la méthodologie employée par Domahs et al. (2010) pouvait minimiser l’effet de sous-base cinq, étudié par les auteurs. Nous n’avons, en effet, pas retrouvé l’effet de sous-base cinq. Enfin, lors de l’emploi d’une méthodologie visant à répondre aux problématiques relevées au sein de la méthode réalisée par Domahs et al. (2010), nous n’avons pas observé la présence de données conformes à un effet de sous-base cinq. Cependant, nous avons constaté la présence d’une observation inattendue, ne correspondant pas à nos prédictions. Nous proposons la réalisation d’une nouvelle étude en vue de tester la présence de cette observation inattendue en tenant compte des limites relevées dans notre étude et dans l’étude de Domahs et al. (2010).