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Une relation proche de la nature : facteur de protection ou de vulnérabilité face à l’anxiété climatique ? Approche par la compréhension des mécanismes de biais attentionnels.

(2023)

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Abstract
L’humanité fait face à une crise environnementale sans précédent, apportant son lot de conséquences sur la santé psychologique des individus. Selon une enquête réalisée par Hickman et al. (2021) auprès de jeunes issus de 10 pays différents, 59 % des répondants se disent très ou extrêmement inquiets des changements climatiques. Parallèlement à cela, la quantité d’espaces vers et la biodiversité chutent partout autour du globe, privant de plus en plus la population mondiale des bienfaits psychologiques d’une proximité à la nature. L’objectif de ce mémoire consiste à participer à l’émergence de pistes d’adaptation afin d’aider les individus à faire face à la crise environnementale et à l’anxiété climatique. La nature pourrait y jouer un rôle. D’une part, par l’affection qu’un contact régulier avec les espaces verts suscite envers le monde naturel, elle risque d’augmenter le niveau d’anxiété climatique. Toutefois nous pouvons ici voir cette anxiété sous sa facette fonctionnelle et adaptative. D’autre part, elle pourrait contribuer à améliorer les capacités cognitives et de régulation émotionnelle pour faire face à l’avalanche d’informations anxiogènes. Nous investiguerons plus précisément un mécanisme clé dans l’apparition et le maintien des troubles anxieux : les biais attentionnels. Nous poserons alors quatre hypothèses afin d’étudier différents liens entre le niveau d’anxiété climatique, la proximité au monde naturel et les biais attentionnels envers les stimuli liés au changement climatique. Bien que les trois hypothèses investiguant les biais attentionnels, étudiées à l'aide d'un système de suivi oculaire, n'aient pas été validées, nous observons des résultats significatifs intéressants. Il y a notamment une tendance à présenter une attention facilitée vers les stimuli négatifs, indépendamment du niveau d'anxiété climatique. De plus, la proximité avec la nature est liée à un niveau d'anxiété climatique plus important. Le score d’anxiété climatique corrélerait négativement avec le temps de fixation, pouvant être le signe d’une stratégie d’évitement. Enfin, il se peut qu'un contact régulier avec les espaces verts facilite le désengagement attentionnel des contenus négatifs. Ces résultats seront discutés au regard de la littérature existante, ainsi que les limites méthodologiques associées.