Liens entre la pleine conscience et le contrôle métabolique dans le cadre de la diabétologie pédiatrique
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- Le diabète de type 1 est une maladie chronique dont la gestion par le jeune et par ses parents est lourde à porter au quotidien mais aussi sur le long terme. Elle a des conséquences physiques importantes pour le jeune qui le développe. Cependant, ses conséquences psychologiques touchent à la fois le jeune et sa famille, principalement ses parents (Armstrong et al., 2011 ; Lancaster et al., 2015 ; Poumeyrol et al, 2012). L’objectif de ce mémoire est d’approfondir les connaissances dans ce domaine afin de soutenir ces jeunes et leurs parents dans la gestion de la maladie. Pour ce faire, ce mémoire examine les liens entre la pleine conscience et le contrôle métabolique. En effet, de nombreux facteurs psychologiques interviennent dans l’adhésion au traitement et sur le contrôle métabolique, dans cette maladie (Battista et al., 2009 ; Chisholm et al., 2012 ; Hilliard et al., 2013). La pleine conscience - attitude non-jugeante, curieuse et attentive à ce qui se passe au moment présent - a le potentiel d’agir sur ces facteurs, ainsi que sur l’adhésion au traitement et le contrôle métabolique (Kabat-Zinn, 2003 ; Mann et al., 2016 ; Serkel-Schrama et al., 2016). Parmi les facteurs psychologiques, l’étude réalisée vise la dépression car ses interactions avec la pleine conscience et le diabète de type 1 ont déjà été établies par la recherche (Armstrong et al., 2011 ; Deplus & Lahaye, 2015 ; Mann et al., 2016). Les résultats de cette étude ne montrent pas de corrélation significative entre l’aptitude à la pleine conscience et le contrôle métabolique, ni entre la dépression et le contrôle métabolique. Ce deuxième résultat contredit ce qui s’observe habituellement dans la littérature (Armstrong et al., 2011). Par contre, des corrélations significatives entre la dépression et la pleine conscience, à la fois chez les jeunes et chez les parents ont été mises en évidence, ainsi qu’entre la pleine conscience du jeune et celle de son parent. D’un point de vue théorique, il serait intéressant de se pencher davantage sur l’absence de liens relevés par l’étude, soit en prenant en compte d’autres facteurs psychologiques, soit en approfondissant l’étude et les réflexions qui en émergent. D’un point de vue clinique, les résultats suggèrent que la pleine conscience pourrait être utilisée dans un cadre familial pour agir plus efficacement sur la dépression du jeune ou du parent. Elle pourrait également agir favorablement sur la qualité de vie des jeunes ayant un diabète de type 1 ainsi que sur la qualité de vie de leurs parents.