Attentes et pratiques des candidats d’ouverture lors des élections locales : une évolution en phase avec celle du militantisme ?
Files
BISET_04031001_2020.pdf
Open access - Adobe PDF
- 2.51 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- La question initiale consistait à comprendre les motivations des candidats d’ouverture à ne pas s’engager au sein d’un parti politique. La théorie de Jacques Ion sur l’émergence d’une nouvelle forme d’engagement « distancié » et celle de Susan Scarrow sur les cercles d’affiliation multi-speed (cyber-membres, soutien, affiliation traditionnelle légère, etc.) ont été mobilisées pour répondre à l’hypothèse de recherche suivante : «Le parti politique n’offre pas de modes de coopération qui répondent aux attentes et pratiques de candidats d’ouverture locaux reflétant certaines évolutions générales du militantisme.» Les résultats montrent que la très grosse majorité des candidats d’ouverture ont une opinion plutôt positive par rapport à l’engagement distancié mais sans forcément rejeter en bloc l’engagement militant. Il y a donc superposition des deux types d’engagements. La grille de lecture de Susan Scarrow n’a pas permis d’en vérifier la concordance tant les cercles s’imbriquent les uns dans les autres, la frontière étant parfois fort ténue entre les catégories. Cela étant, nos résultats permettent de comprendre d’autres phénomènes à l’œuvre entre les différents cercles et de tirer certaines conclusions relatives à l’image des partis politiques et à l’engagement local des candidats d’ouverture.