Conformément à la théorie existante et comparée aux données belges, peut-on affirmer qu'il existe des "Hot-Spots" en Belgique ?
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- Depuis plusieurs décennies, la notion de concentration du crime et de sa répartition sur un territoire donné est un sujet d’étude et de questionnement. Outre-Atlantique et dans les pays anglophones, divers chercheurs et professionnels affiliés au milieu policier ont cherchés de nouveaux moyens de prévention et de lutte contre la criminalité. C’est ainsi que le concept de « Hot-Spots » a vu le jour. Ces « zones de concentration du crime » sont en réalité de petites unités géographiques, pouvant se résumer à des adresses, une rue ou un ensemble de rues. Allant à l’encontre des croyances habituelles, ce concept suppose qu’une majorité de faits criminels ou délictueux sont concentrés en un/des endroits aux caractéristiques particulières dans un quartier donné. Pour pouvoir apporter des réponses à la question de recherche de ce mémoire, je reviens tout d’abord sur la littérature anglophone avant de la confronter, d’une part, aux données géographiques et statistiques belges que j’ai pu récolter et, d’autre part, au récit d’officiers de police présents sur le terrain.