Comment les infirmier.iére.s peuvent-ils prévenir les erreurs médicamenteuses (anticoagulants) dans une unité de soins à l’hôpital CHU Brugmann Site P. Brien à Bruxelles ?
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- NOM et PRENOM : Azmani Zohra :85721200 Hirtanu Fanica 08251700 Titre du mémoire : Comment les infirmier.iére.s peuvent-ils prévenir les erreurs médicamenteuses (anticoagulants) dans une unité de soins à l’hôpital CHU Brugmann Site P. Brien à Bruxelles ? Promoteur : William D’HOORE RESUME Dans ce travail, nous nous sommes intéressés à la problématique des erreurs médicamenteuses chez les personnes âgées sous traitement d’anticoagulants, qui sont hospitalisées en service gériatrique. L’objectif de la prise en charge médicamenteuse à l’hôpital, comme nous l’évoquons dans le point consacré aux erreurs médicamenteuses dans la partie théorique, est d’assurer au bon patient l’apport du bon médicament, à la bonne posologie, selon la bonne voie, dans les bonnes conditions et au meilleur coût. Nous avons, au travers d’un questionnaire d’enquête, exploré les connaissances des infirmier.iére.s sur les médicaments à haut risque, plus particulièrement les anticoagulants, afin d’évaluer le risque des erreurs. Cette enquête s’est déroulée dans 3 services de gériatrie du CHU Brugmann Site P. Brien à Bruxelles, avec le soutien de la Cellule Qualité, dans le cadre de l’accréditation de l’hôpital et en collaboration avec la pharmacie hospitalière. La partie théorique de ce travail, basée sur des publications et des articles scientifiques, présentera les concepts associés à notre recherche. Nous aborderons les thématiques nécessaires à la compréhension de l’enquête et du contexte Qualité dans laquelle elle s’est déroulée. Les notion suivantes seront abordées : les anticoagulants (anticoagulants oraux, AVK, AOD et NOAC) ; les erreurs médicamenteuses (type et niveau de gravité) ; le circuit médicamenteux et, en particulier les événements indésirables (types d’EI, gravité, déclaration et obstacles à la déclaration, …) ; le management qualité (norme ISO, la qualité dans les hôpitaux, accréditation…), quelques mots sur le cadre législatif actuel en Belgique et pour terminer, les connaissances et compétences infirmières en matière de médicaments. OBJECTIF L’objectif général de ce travail consiste à évaluer les connaissances des infirmières à travers la problématique des erreurs médicamenteuses chez les personnes âgées sous traitement d’anticoagulants, qui sont hospitalisées en service gériatrique Dresser un état de lieu de ces connaissances en matière d’utilisation des anticoagulants, les étapes clés de la prise en charge médicamenteuse à haut risque, ainsi que le circuit médicamenteux jusqu’à l’administration au patient. Sensibiliser les soignants de l’intérêt à déclarer les erreurs et les risques d’erreurs médicamenteuses afin de mettre en place des mesures d’amélioration. METHODOLOGIE Apre une enquête près des infirmières en exercice dans le service de gériatrie fixes et mobiles du CHU Brugmann Site P. Brien à Bruxelles, la méthode d’analyse quantitative a été utilisée pour la réalisation de ce travail. L’outil méthodologique employé pour la collecte des données est un questionnaire “QUIZ” réalisé et imposé par l’hôpital et soutenu par la Cellule Qualité et l’institution dans un souhait de mettre en place un des critères de l’accréditation, les médicaments à haut risque. La recherche se concentre sur les connaissances des infirmières en matière d’utilisation des anticoagulants, les étapes clés de la prise en charge médicamenteuse à haut risque en suivent les questions de notre outil ( questionnaire), RESULTATS Au total, parmi les 31 questionnaires on observe que les répondants ont un âge moyen de 36,6 ans. Leur ancienneté était de 9,68 ans de pratique dans les soins de santé, les femmes représentent 93,1% des participants. Pour ce qui concerne les études : une proportion de 51,6% ont fait 3 ans d’études pour devenir infirmier.iére.s et 80,6% ont effectué leurs études dans les Hautes Ecoles belges. Les résultats de ce travail ont montré que les infirmières avaient des lacunes au niveau des connaissances des anticoagulants. Il ressort de cette analyse que les infirmières ont un manque de connaissances en matière des anticoagulants oraux et le taux moyen de réussite de notre questionnaire est de 46,35% avec une déviation standard de 28,42%. Réussir l’enquête veut dire avoir une maîtrise du sujet, on constate donc que plus de la moitié des personnes interrogées aurait besoin d’une mise-à-jour des connaissances sur les anticoagulants, en particulier les NACO. Ainsi par exemple sur la question concernant le suivi biologique chez les patients sous un AOD, seulement 19.4% d’ infirmier.iére.s confirment que le suivi des AOD requiert un bilan rénal une fois par an au minimum. Ce Taux faible indique également une lacune dans leurs connaissances. De même, on observe que les infirmier.iére.s ne connaissant pas les signes cliniques d’hémorragie nécessitant une prise en charge urgente chez les patients sous traitement avec AOD, ( comme maux de tête, pâleur, etc.) avec un taux faible de répondants ( 12,9%) ont donné la bonne réponse dans le questionnaire et ils ne savent pas non plus qu’en cas d’acte invasif non urgent il faut prévenir le médecin que le patient est sous AOD. (25,4 %) Pour conclure cette analyse de résultats, il est constaté que la connaissance des infirmier.iére.s en termes de médicaments et produits pharmaceutiques, ainsi que leurs pratiques, représentent un facteur important pour diminuer la prévalence et l’incidence des erreurs médicamenteuses auprès des patients. CONCLUSION Cette enquête nous a aussi permis de mettre en lumière des déficiences de connaissances des anticoagulants oraux chez les infirmier.iére.s des trois unités de gériatrie de CHU Brugmann Site P. Brien. Il est fondamental que toute personne prescrivant, délivrant ou administrant les médicaments devrait connaître le contexte de leur utilisation dans de bonne conditions. Le faible taux de bonnes réponses pour les questions plus spécifiques dans le questionnaire est interpellant car le risque de mettre en danger le patient est bien réel. Notre étude met en évidence que la plupart des infirmier.iére.s connaissent les anticoagulants d‘une manière générale mais on constate qu’il existe malgré tout un manque de connaissances des nouveaux anticoagulants oraux (AOD). L’administration des médicaments est essentiellement assurée par les infirmier.iére.s, qui sont donc exposés à des risques d’erreurs lors de l’administration des médicaments qui est considérée comme une étape sensible lors de soins. Il est évident que les moyens de détection d’une erreur sont peu nombreux et difficiles à mettre en œuvre. C’est pour cela qu’un système de signalement des évènements indésirables, incluant ou spécifique aux médicaments, devrait exister dans tous les hôpitaux.