Analyse des compétences langagières fines de cinq enfants de 5 ans qui présentent un bégaiement
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- Le bégaiement est un trouble de la fluence dont les causes ne sont pas encore identifiables. Il est établi à présent que ce trouble s’inscrit dans une dynamique bio-psycho-sociale. La littérature actuelle pointe plusieurs bases génétiques comme partiellement responsables du développement des troubles de la fluence. Les recherches les plus récentes évoquent également des anomalies anatomo-fonctionnelles dans les aires de planification, de traitement auditif, de contrôle moteur mais également dans les structures de liaisons entre les aires impliquées dans le langage. Les contraintes linguistiques constituent un versant important dans l’émergence et le maintien des disfluences. Les compétences langagières liées aux structures cérébrales atypiques se retrouveraient dans les évaluations des enfants qui bégaient. Plus précisément, les domaines de la phonologie et de la métaphonologie seraient ceux qui présentent le plus de différence en comparaison avec les productions d’enfants normo-fluents. La question de recherche de ce mémoire se décompose en deux parties. D’abord le versant quantitatif, qui pose que les scores des enfants de 5 ans qui bégaient seraient moindres que ceux des enfants contrôles, tout en restant dans les normes avec une faiblesse plus prononcée pour les épreuves de phonologie et de métaphonologie. Ensuite le versant qualitatif, qui pose que le langage des enfants qui bégaient serait atypique. Au terme du travail de recherche, il ressort que les performances de l’échantillon sont effectivement inférieures à celles de la population normo-fluente mais tout en restant dans la moyenne des scores attendus. Le domaine phonologique est globalement plus faible. La métaphonologie ne semble pas rejoindre cette tendance mais de plus amples recherches sont nécessaires dans le domaine. Globalement, les épreuves tendent à démontrer des difficultés au niveau de la planification et de la mémoire de travail phonologique plutôt qu’un déficit langagier isolé. La phonologie et la métaphonologie étant les compétences les plus subtiles et complexes, ce sont elles qui présentent les premiers signes de faiblesse.