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André_15431400_2019.pdf
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- Au sein des sociétés occidentales actuelles, les femmes sont très fréquemment victimes d’objectification. Cette dernière peut notamment être conceptualisée comme un focus sur l’apparence physique se faisant au détriment des caractéristiques internes. Du point de vue du perpétrateur, de nombreuses recherches ont démontré que l’objectification peut être un antécédent de la déshumanisation (animale ou mécanique). Cela signifie que les cibles objectifiées peuvent être perçues comme plus similaires à des animaux ou des objets. Du point de vue de la victime, par contre, la littérature investiguant ce lien est pratiquement inexistante. Pour cette raison, l’intérêt de notre étude s’est porté sur les conséquences du focus sur l’apparence physique pour la cible. Plus précisément, nous avions pour objectif d’étudier son impact sur les perceptions de déshumanisation, le ressenti émotionnel, et l’auto-déshumanisation de la victime. D’après nos résultats, le focus sur l’apparence physique augmente les perceptions de déshumanisation animale et mécanique. Cela suggère que la victime d’objectification est consciente de la déshumanisation dont elle fait l’objet. Nos résultats montrent également que les perceptions de déshumanisation faisant suite à un traitement objectifiant augmentent les ressentis de colère et de tristesse. Par ailleurs, notre manipulation expérimentale de l’objectification n’a pas d’impact sur l’auto-déshumanisation. Les résultats que nous avons obtenus ainsi que les limites de notre étude sont discutés. Des pistes de recherches futures sont également proposées.