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L'effet de la fatigue sur les performances langagières des personnes souffrant d'une aphasie post-AVC

(2020)

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Ce mémoire s’intéresse aux liens entre la fatigue et les performances langagières chez des personnes souffrant d’aphasie post-AVC. Il se situe dans le prolongement de 3 études exploratoires datant de 2019, à partir desquelles émergent plusieurs résultats (suite à notre analyse des données cumulées). D’abord, la durée moyenne des clignements oculaires constitue un prédicteur fiable des fatigues subjective générale, mentale et physique, à travers des relations positives. Ensuite, parmi les prédicteurs des performances langagières, figurent la durée moyenne des clignements oculaires, la motivation ainsi que la métacognition. Tandis que des liens négatifs sont objectivés pour la mesure oculaire ainsi que pour la métacognition, une association positive apparait pour la motivation. Enfin, parmi les prédicteurs de la fatigue subjective mentale, nous retrouvons la métacognition et la motivation. Tandis qu’un niveau élevé de métacognition est associé à un niveau de fatigue subjective mentale réduit, une relation inverse est objectivée pour la motivation. Dans le cadre de notre étude, nous avons rencontré 5 sujets souffrant d’aphasie post-AVC, chacun étant évalué à plusieurs reprises. Durant chaque séance, nous avons proposé plusieurs tâches permettant de mesurer la fatigue, certains aspects psychoaffectifs (anxiété, motivation et métacognition), ainsi que les performances langagières. La fatigue subjective et les aspects psychoaffectifs ont été quantifiés à travers des échelles visuelles analogiques à compléter, tandis que la fatigue objective a été mesurée via l’enregistrement de mesures oculaires. Pour finir, une tâche de répétition de pseudo-mots et de phrases a été utilisée, en vue de mesurer les performances langagières. Une condition de repos a été incluse au début de la moitié des séances, une telle alternance visant la récolte de données relatives à différents états de fatigue. L’ensemble des données n’ont pu être récoltées en raison du SARS-CoV-2. Des statistiques descriptives et observations personnelles nous ont permis de dégager plusieurs tendances. Premièrement, nous supposons l’existence d’une corrélation positive entre la fatigue générale et les performances langagières, tandis que des corrélations inverses sont supposées entre les fatigues mentale et physique et les performances langagières. Deuxièmement, concernant l’outil d’évaluation de la fatigue subjective, un avantage du matériel de 2020 est supposé, au détriment du matériel de 2019. Troisièmement, nous supposons des scores langagiers différents selon la condition proposée, au profit de la condition de repos. Cet effet ne semble toutefois pas lié à une diminution de la durée moyenne des clignements oculaires, et donc de la fatigue, en lien avec la proposition de repos.