Rélugolix, une nouvelle piste pharmacologique en hormonothérapie contre le cancer de la prostate.
Files
Mouaddine_Karima_50381900_2022-2023.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 5.84 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Le cancer de la prostate est l’une des causes majeures de décès chez l’homme. Touchant principalement les hommes de plus de 65 ans, cette maladie évolue lentement et de manière asymptomatique. Le cancer de la prostate peut être décelé par le moyen de dépistage qui consiste à mesurer le taux de PSA (substance naturellement produite par la prostate). L’objectif du traitement du cancer de la prostate vise à induire une privation androgénique afin de réduire le taux de testostérone et ainsi réduire la tumeur. Anciennement, les super-antagonistes étaient utilisés dans la prise en charge du patient. Ces derniers sont associés à des anti-androgènes afin de contrer l’augmentation transitoire de la testostérone conduisant à une poussée tumorale allant de 8 à 32 %, ce qui provoque une exacerbation des symptômes cliniques, tels que les douleurs osseuses ou les symptômes urinaires. Récemment, la privation androgénique se réalisait avec un antagoniste de la GnRH nommé le dégarélix, qui nécessite des injections mensuelles, ce qui contribue à l’inconfort des patients, et comporte des risques d’allergie aux sites d’injection. Les chercheurs se sont récemment tournés vers le rélugolix, un antagoniste de la GnRH, qui suscite l’intérêt dans le cadre de la thérapie du cancer de la prostate, car il est administré par voie orale. De plus, une réduction des effets indésirables, ainsi qu’une réduction plus importante encore de l’impact cardiovasculaire, est observée dans cette classe thérapeutique.