La parole de l’enfant en médiation familiale consécutive à une rupture : au cours de la rupture du lien conjugal, une attention suffisante est-elle réservée à la parole de l’enfant en médiation familiale, au regard des droits de l’enfant garantis par la Convention internationale des droits de l’enfant et par la Constitution ?
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- La séparation reste une épreuve bouleversante et douloureuse pour tous les membres de la famille. Bien que les principaux concernés par cette séparation et la rupture du lien conjugal soient les parents, l'impact sur les enfants est considérable. L'enfant, qui subit cette situation particulière, va éprouver divers sentiments tels que la tristesse, l'angoisse, la peur, la colère, voire la culpabilité. L'expression de ces sentiments est essentielle, non seulement pour son bien-être psychologique, mais aussi pour garantir que ses droits, tels que définis par la Convention internationale des droits de l'enfant, soient respectés. L'enjeu réside dans la manière d'accorder une place à la parole de l'enfant, tout en le protégeant des conflits qui l'entourent. Bien que la médiation familiale offre un espace pour que l'enfant puisse s'exprimer sans être instrumentalisé, permettant ainsi une meilleure prise en compte de ses besoins et désirs, l'absence de cadre légal laisse au médiateur le choix de recueillir ou non la parole de l'enfant. Nous analysons les droits de l'enfant au regard de la Convention internationale des droits de l'enfant et de la Constitution. Qu'en est-il de la mise en œuvre de ces garanties en médiation ? Les pratiques des médiateurs sont-elles respectueuses de la parole de l'enfant ?