Victimisation dans l’enseignement supérieur et bien-être des étudiant.es : le rôle de la déshumanisation organisationnelle et du soutien social.
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- La victimisation au sein des établissements scolaires suscite un intérêt mondial croissant (Carney & Merrell, 2001; Cook et al., 2010; Espelage & Swearer, 2003 ; Keashly & Neuman, 2010; Smith & Brain, 2000), particulièrement dans le domaine de l'éducation supérieure qui connaît des niveaux préoccupants de victimisation (Barratt-Pugh & Krestelica, 2019). Bien que ce phénomène soit observé à tous les niveaux scolaires, la littérature consacrée à l'enseignement supérieur demeure limitée (Coleyshaw, 2020 ; Malik et al., 2016). Les conséquences néfastes de la victimisation sur le bien-être ont été documentées (Borg, 1999), et l'intimidation est identifiée comme un problème sérieux et persistant (Lynn Hawkins et al., 2001). Dans ce contexte, l'étude explore les mécanismes sous-tendant la relation entre victimisation et conséquences néfastes (Kretschmer, 2016). Deux mécanismes clés sont étudiés : le soutien social des pairs et la déshumanisation organisationnelle. Le soutien social des pairs engendre des effets positifs suite à la victimisation (Uchino et al., 1996), tandis que la déshumanisation organisationnelle est examinée en tant que médiateur dans la relation étudiant-université. Aucune étude jusqu'à présent n'a spécifiquement exploré ces médiateurs dans le contexte de l'enseignement supérieur. Les résultats nos ont démontré que la déshumanisation organisationnelle médiait la relation entre la victimisation étudiante et l’humeur dépressive et les symptômes psychosomatiques et la satisfaction par rapport à la vie générale. De plus, le soutien social, médiait la relation entre la victimisation étudiante et l’humeur dépressive et les symptômes psychosomatiques. En outre, nous retenons de nos médiations qu’elles sont partielles avec des effets directes et indirectes.