Implantation d’un "Kangaroo Mother Care" (KMC) dans une unité de soins néonatals non intensifs en région de Bruxelles-Capitale
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- Contenu : La prématurité touche environ 8% des naissances en Belgique. Cette condition médicale nécessite de fournir des soins pour la survie mais également des soins pour le bon développement de l’enfant et de sa relation avec ses parents. C’est dans cette optique des soins de développement que le « Kangaroo Mother Care » (KMC) est intéressant. La néonatologie du CHU Saint-Pierre de Bruxelles a voulu mettre en place, en 2019, cette pratique « evidence based » sous forme d’un projet pilote et ce, dans le but d’améliorer la qualité des soins. Nous avons donc effectué l’évaluation de l’implantation du KMC pour savoir comment s’est déroulée la mise en place du protocole, comment cela a été vécu et également si nous avons atteint les effets recherchés sur le temps de peau à peau et l’alimentation maternelle. Méthode : L’implantation du KMC au CHU Saint-Pierre s’est faite sous la forme d’une recherche-action participative. Afin de répondre aux différents objectifs de notre recherche, nous avons opté pour des méthodes qualitatives. L’échantillon comprend l’ensemble de la population de parents de nouveau-nés, d’infirmier(ère)s et de médecins qui ont participé au projet pilote. Le recueil des données a été réalisé à partir d’entretiens semi-directifs, d’observations et d’analyse des dossiers. L’analyse qualitative des données a été effectuée de manière itérative sur base de catégories émergentes. Enfin, pour compléter les données, nous avons effectué une revue narrative de la littérature à la suite des interrogations de l’équipe quant à la compréhension des difficultés dans le processus de décision pour les parents. Résultats : Durant l’implantation, 1 seul patient a été inclus dans le projet pilote. Nous avons mené des observations durant l’implantation du protocole à raison de 2 jours par semaine. Nous avons eu des entretiens avec les 2 parents, 7 infirmières et 1 médecin. Bien que les effets recherchés concernant le temps de peau à peau et l’alimentation maternelle exclusive à la sortie n’ont pas été atteints et que l’implantation ne s’est pas déroulée comme prévu, nous pouvons faire ressortir des enseignements intéressants. Les données récoltées ont permis à l’équipe d’effectuer des adaptations au fil de l’avancement du projet. Le vécu des protagonistes a été influencé par des ressentis propre à chacun et leur interaction. Notre revue de littérature nous montre les différents facteurs impactant la prise de décision pour les parents et des points d’attentions pour que les soignants puissent mieux encadrer les parents dans le processus décisionnel. Conclusion : Nous avons vu que l’implantation du KMC a été impactée par de nombreux facteurs nécessitant une adaptation du protocole. De futures recherches pourraient s’intéresser à la suite de l’évaluation de l’implantation du KMC au CHU Saint-Pierre mais également à approfondir la compréhension des interrogations posées par l’équipe et qui sont restées en suspens.