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Engagement associatif et quête de soi : par-delà le poids de l’histoire. Analyse des effets intergénérationnels d’un traumatisme psychosocial au travers de récits de vie d’enfants de harkis

(2016)

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Ce mémoire de type qualitatif concerne la population dite « harki ». Les harkis sont les supplétifs algériens ayant été recrutés par l’armée française, lors de la guerre d’Algérie. Lors des accords d’Evian mettant officiellement fin à la guerre d’Algérie, les harkis furent désarmés, et ordre fut donné de ne pas les rapatrier. Près de 100 000 harkis furent tuées par l’Armée de Libération Nationale, et environ 20 000 furent rapatriés en France. Du jour au lendemain, ces hommes et leurs familles durent quitter leur pays, la terre de leurs ancêtres, pour fuir la mort. Ils furent parqués dans des camps aux conditions sanitaires extrêmement précaires en France, et furent naturalisés. Plus précisément, il s’intéresse au vécu de la seconde génération, celle des enfants de harkis. Pour ce faire, la méthode du récit de vie a été adoptée. L’échantillon est composé de quatre personnes : deux hommes et deux femmes. Tous sont impliqués dans un engagement associatif et/ou politique. La question de recherche est la suivante : Quels ont pu être les effets des conséquences de la guerre d’Algérie chez ces personnes, et qu’ont-ils mis en place pour vivre, malgré le poids de l’histoire ? Il ressort des récits un rapport partagé au pays d’accueil, qui a abandonné leurs parents et les a mis dans des camps. Mais, tous ont pu prendre appui sur une autre expérience positive, de l’après-camp. Ils témoignent de l’influence qu’a pu avoir ce traumatisme psychosocial sur leur rapport aux Autres, français et algériens, ayant longtemps été vécu comme une impasse. Ils mettent aussi en avant le travail identitaire important réalisé pour vivre malgré ces complexités : n’être ni vraiment français, ni vraiment algérien, puisqu’interdits de retour au pays par leurs parents. La continuité du lien avec la famille en Algérie, la transmission de la langue arabe et de la religion musulmane, ont été des facteurs limitant la rupture avec leur pays d’origine. L’engagement associatif leur a également permis de continuer de faire vivre leur identité harki, menacée par le décès des anciens.