L’utilisation des psychostimulants chez les étudiants, une réussite à tout prix ?
Files
Burnon_Baptiste_16341100_2018-2019.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 854.73 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- La course à la performance académique, toujours plus intense, a fini par entrainer une consommation détournée des psychostimulants par les étudiants dans un but de neuroenhancement. Dès lors, ce mémoire, recueil de littérature scientifique, a pour but de déterminer l’ampleur du phénomène, ses caractéristiques ainsi que son efficacité éventuelle afin de permettre au lecteur de cerner au mieux les problématiques qui en découlent. Aujourd’hui, on estime qu’entre 5 à 33 % de la population estudiantine américaine consomme des psychostimulants de manière illégale. En Europe, les résultats sont moins élevés et on évalue entre 0.8 et 16% l’usage détourné de ces médicaments. La Belgique, quant à elle, voit son taux varier entre 5 à 10 %. La communauté scientifique ne parvient pas spécialement à se mettre d’accord sur une réelle efficacité des psychostimulants sur la réussite scolaire et chaque nouvelle étude apporte son lot d’incertitudes. De plus, le neuroenhancement entraine dans son sillage des questions d’éthique puisqu’il touche à l’amélioration artificielle des capacités humaines, ne manquant pas au passage de diviser encore plus les scientifiques. Outre ce questionnement d’efficacité et d’éthique, une consommation illicite et incontrôlée peut entrainer plusieurs risques de santé. Alors que les problèmes cardio-vasculaires sont les plus documentés, d’autres dangers comme des risques de dépendance et des troubles de l’alimentation existent aussi, et sont eux, bien moins mis en avant. Quoi qu’il en soit, des solutions existent pour lutter contre ce phénomène, notamment via une meilleure information des prescripteurs ou des campagnes de sensibilisation sur les campus étudiants.