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La réception, la compréhension et la réappropriation lors de l’annonce d’un diagnostic de TSA auprès des parents selon la vision et la culture à Kinshasa

(2014)

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Cette recherche s'intitule "la réception, la compréhension et la réappropriation d’un diagnostic de TSA lors de l’annonce aux parents selon la vision et la culture à Kinshasa". Il a déjà été démontré que le TSA est une pathologie universelle. Cependant, en République Démocratique du Congo, le terme “TSA” est inconnu. La signification culturelle face à ces individus est de les reconnaître comme “enfant-sorcier” ou “enfant-ancêtre”. Ces enfants reçoivent un traitement en adéquation avec la croyance comme le recours à la prière ou à la sorcellerie. Ils peuvent également être abandonnés étant vus comme responsables des malheurs familiaux. En Occident, un diagnostic précoce est prôné avec pour objectif de favoriser une prise en charge spécialisée également précoce. L'objet de cette recherche est la pertinence d’un diagnostic occidental à Kinshasa. Des professionnels, informés de la pathologie, pourraient venir en aide aux familles démunies et proposer une prise en charge plus adaptée. Des lors, les concepts théoriques développés sont un aperçu du TSA ainsi que la place de son diagnostic en Occident, de même, que les croyances du handicap en RDC. En ce qui concerne la méthodologie, les données ont été recueillies par entretien semi-directif auprès de cinq familles et de quatre professionnels, avec l’aide d’un interprète. Les résultats semblent montrer qu’au niveau de la réception, les parents connaissent un processus d’acceptation de la pathologie identique qu’en Occident. Nous observons néanmoins, une première phase supplémentaire de soulagement expliquée par le fait de recevoir une information concrète. Concernant la compréhension du discours médical, celle-ci est biaisée par les connaissances antérieures. Dès lors, au sujet de la réappropriation, nous voyons qu’il s’agit d’une décision prise en collectivité ou le discours scientifique va se fondre dans les croyances d’origine. En conclusion, dès l’instant où le parent semble en demande de réponses et de soutien, une sensibilisation auprès des professionnels de la santé est à promouvoir. De plus, un diagnostic occidental peut être proposé, à condition que celui-ci ne rejette pas les croyances traditionnelles et personnelles de la population rencontrée. Il est essentiel de créer un nouvel outil qui relie les deux approches.