L'impact des perturbations sensorielles auditive et proprioceptive sur la parole des personnes adultes qui bégaient
Files
Beaujean_25311400_2019.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1.12 MB
Beaujean_25311400_2019_Annexes.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 603 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Le bégaiement est un trouble encore peu connu malgré les nombreuses études à son propos. Différentes causes sont évoquées comme étant à l'origine du bégaiement. Parmi celles-ci, nous retrouvons des hypothèses sensorielles, ou des défauts plus centraux se répercutant sur l'utilisation de nos différents sens pour produire la parole. En nous appuyant sur un modèle de contrôle moteur de la parole qui est le modèle DIVA, ces différents sens nécessaires sont l'audition, la proprioception et le toucher. Les recherches actuelles mettent en évidence un effet positif du masquage auditif sur la parole de beaucoup de personnes qui bégaient mais les causes en sont encore méconnues. Serait-ce lié à une hypothèse sensorielle ou à une distraction? D'autres études mettent également en évidence des difficultés d'intégration des informations proprioceptives ainsi qu'un déficit proprioceptif dans des tâches orales non langagières. Notre étude a pour but d'analyser l'effet de perturbations sensorielles auditive et proprioceptive par l'intermédiaire d'un masquage auditif avec un bruit blanc à forte intensité ainsi que par l'utilisation de vibrateurs placés au niveau des commissures labiales sur la parole des personnes qui bégaient (pourcentage de syllabes bégayées et vitesse). Pour ce faire, nous avons recruté 8 personnes adultes qui bégaient. Ils ont réalisé une tâche de lecture et une tâche de langage semi-spontané sous différentes conditions : condition contrôle, perturbation auditive, perturbation proprioceptive, perturbation auditive et proprioceptive ensemble. Ceci nous a permis d'observer une diminution du bégaiement dans les conditions présentant du masquage auditif par rapport aux conditions contrôle et proprioceptive dans nos deux tâches. Ces résultats semblent être en faveur d'une hypothèse sensorielle de probable surdépendance auditive. Des études complémentaires sont cependant nécessaires pour préciser les éventuels dysfonctionnements sensoriels sous-jacents aux effets observés dans notre recherche.