Une partie des missions SMUR pourrait-elle, dans le cadre de la réforme de l'AMU, être assurée par un PIT?
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- Objectif : Dans le cadre de la réforme de l’AMU, un certain nombre de SMUR pourrait disparaître. Pour garantir, à la population belge, une IML de type ALS acceptable, la Ministre de la santé veut augmenter le nombre de PIT. Ce mémoire a pour objectif d’étudier la possibilité de prise en charge d’un certain nombre de mission SMUR par un PIT. Méthode : Ce travail est articulé en trois volets. Le premier est une recherche théorique sur l’AMU en Belgique et en Europe. Le deuxième est une étude longitudinale rétrospective (année 2016) des missions PIT et SMUR de l’Hôpital d’Ixelles sur base des PITREG et des SMUREG. Nous avons regroupé les ICD9 principaux en 16 grands groupes de pathologies. Pour ce travail, nous avons étudié les cinq plus fréquents, à savoir : « les pathologies respiratoires »; « les épilepsies et convulsions » ; « les fractures, luxations et traumatismes » ; « les douleurs thoraciques » ainsi que « les ARCA ». La troisième partie est une étude longitudinale prospective de 15 jours (décembre 2017) sur base de questionnaires destinés aux préposés de la centrale 112 de Bruxelles et aux infirmiers et médecins du SMUR d’Ixelles. Résultats : L’analyse des missions réalisées en 2016 montre des différences significatives entre les deux vecteurs (p<0,05) pour les paramètres des patients (TAS, FC, SaO2 et GSC). Ces différences n’ont toutefois pas de conséquences médicales. L’analyse des grands groupes de pathologies ne montre que peu de différence entre le deux vecteurs. L’analyse des questionnaires met en évidence la méconnaissance des professionnels de la santé des possibilités d’un PIT ainsi que la surévaluation des missions SMUR. Le médecin du SMUR estime que dans 64% des cas, un PIT aurait pu gérer seul la mission. Conclusions : Les cinq grandes classes de pathologies étudiées ne montrent pas de grandes différences entre les patients du PIT et ceux du SMUR. Les prises en charge des deux vecteurs sont également très semblables. Pour garantir une IML acceptable à la population, une partie des missions SMUR pourrait être prise en charge par un PIT.