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Au-Delà de la Peur : Représentation Féminine et Métamorphoses dans le Cinéma Horrifique : Évolution des archétypes féminins et étude sur la réception de l’audience

(2024)

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Le cinéma d'horreur a commis des décennies de violence hypersexualisée à l’encontre des femmes, les utilisant fréquemment comme objets de désir passifs. Alors qu’elles sont au cœur du genre depuis ses origines, leur traitement à l'écran laisse à désirer, et il subsiste un amalgame déplorable entre la féminité et la violence mise en scène. Initialement, les représentations féminines se limitaient souvent à des clichés : des femmes à moitié nues crient et sont en proie à un tueur muni d’une arme phallique, avec une mort macabre érotisée et lente. Cette tendance a été analysée à travers le prisme du male gaze et de l'objectification. Toutefois, au fil du temps, une progression notable est apparue. Les personnages féminins sont devenus plus diversifiés, autonomes et complexes, reflet d’une évolution des normes sociales et de la conscientisation accrue des stéréotypes de genre, avec en comparaison une stabilité relative dans l’évolution des hommes. Ce changement est illustré par des réalisateur·ice·s contemporain·e·s qui présentent des femmes défiant les normes patriarcales. Ce mémoire a pour objectif de dévoiler ces métamorphoses en examinant comment les films d’horreur, en tant que miroirs culturels, ont évolué pour intégrer des perspectives féminines plus diverses et approfondies. L'étude menée, à travers un questionnaire en ligne auprès de 151 répondants francophones, révèle une reconnaissance de ces progrès notables. Mais, bien que le cinéma d'horreur montre des signes prometteurs de changement, il est essentiel de poursuivre ces efforts pour offrir des représentations plus authentiques des femmes à l'écran. Les futures études devront continuer à explorer ces dynamiques, en adoptant des approches méthodologiques diversifiées pour enrichir la compréhension de ces phénomènes. For decades, the horror genre has perpetrated hypersexualized violence against women, frequently depicting them as passive objects of desire. Despite being at this genre's core from the get-go, their on-screen portrayal suffers from a deplorable amalgam between femininity and staged violence. Originally, feminine representations tended to be confined to clichés: half-naked screaming women falling prey to a killer armed with a phallic weapon, leading to a slow, macabre, eroticized death. This trend has been criticized through the lens of the male gaze and the objectification theory. As the years went by, though, a noticeable progression emerged. Female characters have become more diverse, autonomous and complex, echoing shifts in social norms and a heightened awareness of gender stereotypes, while, in comparison, the evolution of men has remained relatively stable. Contemporary directors illustrate this change by presenting women who defy patriarchal norms. This thesis seeks to unveil these transformations by exploring how horror movies, by virtue of their role as cultural mirrors, have advanced to integrate more diverse and in-depth female perspectives. Conducted via an online questionnaire amongst 151 French-speaking respondents, the study reveals a general recognition of these significant steps forward. Still, while horror cinema may be showing promising signs of change, it is crucial to pursue such efforts to offer more authentic on-screen portrayals of women. Future studies ought to further delve into these dynamics, drawing on a variety of methodological approaches to enrich our understanding of these phenomena.