Une rivière pour frontière : étude des interactions entre animaux sauvages, domestiques et humains médiatisées par une rivière, dans la jungle de Bardia (Népal).
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- Certains connaissent le Népal en ce qu’il héberge les plus hauts sommets du monde, mais peu connaissent sa jungle et les fascinantes créatures qui l’habitent. Le Parc National de Bardia est l’un des douze Parcs du pays, une zone protégée située dans le Téraï, à la frontière sud-ouest de l’Inde. Ses 1000km2 de prairies herbeuses, de forêts et de rivières (le réseau de la Karnali) abritent de précieuses espèces en danger et elles-même dangereuses : rhinocéros à une corne, éléphant asiatique, tigre du bengal, dauphin gangétique, crocodile gharial et autres. Non loin de là vivent de nombreux humains (d’ethnies et de castes variées) accompagnés d’animaux domestiques (buffle, chèvre, cochon, poule, chien, éléphant domestique). Malgré les dispositions prises pour séparer la jungle et ses animaux des villageois (contrôles, barrières, sensibilisation etc.), les rencontres ont lieu et sont parfois meurtrières. Cette monographie, via un travail de terrain de trois mois d’observation participante, propose -sûrement pour la première fois- d’étudier les enjeux de la traversée d’une rivière appelée la Khauraha (un segment de la Karnali) auprès de trois groupes : les animaux sauvages, domestiques et les humains. Installée entre village et jungle, cette rivière apparaît comme une véritable frontière naturelle, qui à la fois divise l’espace, mais amène aussi, en tant que ressource, les individus à s’y retrouver. Une rivière ambivalente, médiatrice, qui accepte ici de nous révéler quelques complexités et de rendre compte de modes de vie.