L’approche chirurgicale conservatrice et le suivi post-chirurgical de l’endométriose urétérale
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- INTRODUCTION : La prévalence de l’endométriose est estimée entre 5 et 10 %. Il existe trois types d’endométriose : superficielle, ovarienne et profonde. L’endométriose profonde se présente sous forme de nodules. Ceux-ci atteignent parfois les uretères. Cette localisation urétérale de l’endométriose est dangereuse parce que les nodules empêchent le bon passage des urines, ce qui peut altérer la fonction rénale à terme. Dans les cas d’endométriose urétérale, l’indication chirurgicale est donc formelle. Deux approches à la chirurgie existent : l’approche conservatrice où la lésion est enlevée petit à petit autour de l’uretère, on parle d’urétérolyse, et l’approche invasive, où une partie de l’uretère est réséquée avec la lésion. Actuellement, il n’existe pas de consensus sur la chirurgie à privilégier. Il n’existe pas non plus de consensus concernant le suivi de ces lésions dans les situations de récidives des sténoses urétérales. L’objectif de ce mémoire est d’une part d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de la chirurgie conservatrice et d’autre part d’évaluer l’efficacité d’une approche endoscopique des sténoses résiduelles ou récidivantes. MATÉRIEL ET MÉTHODES : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique. Les patientes qui ont été opérées d’un ou plusieurs nodules d’endométriose profonde et qui présentaient au bilan pré- opératoire une atteinte ou un risque d’atteinte urétérale ont été sélectionnées pour l’étude. Les dossiers ont été analysés avec le programme TPI2 depuis le bilan pré-chirurgical jusqu’à la dernière consultation de suivi disponible. Des analyses descriptives, des tests de comparaison de Mc Nemar, des tests de corrélation de khi carrés et des analyses de régression logistique binaire ont été réalisés avec l’aide du logiciel SPSS afin d’en tirer des résultats. RÉSULTATS ET DISCUSSION : Toutes les patientes de l’étude ont eu une chirurgie d’urétérolyse en première intention, avec un taux de complications per-opératoires de 6%. Les complications post- opératoires ont été classées sur l’échelle de Clavien Dindo, avec un score de respectivement 9%, 11,9% et 4,5% pour les grades 1, 2 et 3. Une amélioration significative de la dysménorrhée, la dyspareunie et la dyschézie permenstruelle a été retrouvée. Le taux de chirurgie invasive par résection urétérale et réimplantation nécessaire après le premier abord chirurgical conservateur est de 10,2%. Le traitement conservateur endoscopique des sténoses résiduelles a permis d’éviter une deuxième chirurgie dans la plupart des cas. CONCLUSION : La chirurgie conservatrice par urétérolyse associée à un suivi régulier des uretères avec un traitement endoscopique des récidives est suffisante dans la grande majorité des cas et permet d’éviter un abord plus invasif des lésions d’endométriose urétérale.