La monstruosité et l’adolescence, quelles représentations pour les jeunes filles en quête d’identité ? Cas d’étude des films d’horreur Ginger Snaps, Grave et Blue My Mind
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- Au sein du cinéma horrifique, il existe différents rôles attribués aux personnages féminins. Souvent, ceux-ci suivent une dichotomie assez simple : soit elles sont les victimes, soit elles représentent une menace. Le concept de monstruosité féminine, développé en 1993 par la professeure australienne Barbara Creed, a depuis été largement sollicité pour analyser ces personnages féminins monstrueux. Ce travail a pour but de croiser cette approche de la monstruosité aux représentations d’adolescentes pour ainsi dresser une étude des parallèles entre monstruosité et adolescence, et globalement entre monstruosité et féminité. Il tente de comprendre ce que ces représentations permettent d’exprimer sur le genre ainsi que sur le système qui produit celui-ci. Par l’analyse des films Ginger Snaps, Grave et Blue My Mind, il remarque que par l’intermédiaire de la monstruosité, les adolescentes peuvent être montrées en pleine construction de leur propre identité éloignée des carcans et autres injonctions. Si certains films présentent les personnages féminins monstrueux comme de simples dangers à l’ordre (masculin) établi, d’autres explorent la puissance revendicatrice que la violence de ces personnages peut symboliser. La monstruosité, dans ce cas-ci, sert alors à représenter le processus de repossession de leur corps pour conquérir une liberté entravée par le système hétéropatriarcal et genré.