Exploration des liens entre la connaissance des lettres et les autres prédicteurs de la lecture pour des enfants francophones et néerlandophones pré-lecteurs.
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- Dans notre société, il existe 20 à 25 % d’enfants qui éprouvent des difficultés d’apprentissage de la lecture. Celles-ci sont problématiques pour d’autres activités pédagogiques et risquent à long terme de les conduire à l’échec scolaire (Demont & Gombert, 2004). C’est pourquoi, apprendre à lire est l’une des compétences les plus importantes dans la scolarité d’un enfant. Cette étape est compliquée mais indispensable pour avancer dans notre société ; le devoir des enseignants est de prendre conscience des variables responsables de la réussite en lecture et c’est ce que ce mémoire tend à présenter. Cette étude s’inscrit dans le cadre d’une comparaison de résultats entre deux systèmes d’écriture différents : le français et le néerlandais. Notre échantillon est composé de 53 participants francophones et 54 participants néerlandophones. Pour permettre de garder l’attention de l’enfant, les tâches de conscience phonologique, dénomination rapide, mémoire à court terme, QI non verbal, vocabulaire et connaissance des lettres ont été réparties en deux passations. Chacune d’entre elles demandait de tester le participant pendant 30 minutes individuellement. L’objectif général de cette présente étude consiste à déterminer si la connaissance du nom des lettres en fonction de leurs structures phonologiques CV (consonne/voyelle) ou VC (voyelle/consonne) est prédictive pour les performances d’autres prédicteurs de la lecture chez les enfants francophones et néerlandophones. Dans les grandes lignes, les résultats confirment nos hypothèses de départ pour la connaissance du nom des lettres où la structure phonologique de type VC est mieux retenue dans les deux systèmes langagiers étudiés. De plus, des liens corrélationnels significatifs entre la connaissance du nom des lettres et d’autres prédicteurs de la lecture, ont été démontré qu’en fonction du système orthographique, les influences entre les prédicteurs de la lecture ne sont pas exactement les mêmes. Il s’est avéré que les performances en mémoire phonologique à court terme ont une influence significative sur la capacité de mémoriser le nom des lettres en français. Tandis qu’en néerlandais ce sont les performances en conscience phonologique et en QI non verbal qui sont significativement influents sur la capacité à mémoriser le nom des lettres. Pour les investigations futures, en tenant bien compte des limites soulevées dans cette présente étude, il serait intéressant d’investiguer les liens de la connaissance des lettres avec les mécanismes mis en place dans l’apprentissage de la lecture dans différentes langues.