Perception de l'orientation des lettres : Le rôle de la voie magnocellulaire dans la perception de l'orientation des lettres-miroirs
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- La littérature relève des difficultés de perception de l’orientation des images-miroirs dans plusieurs populations comme les personnes en cours d’alphabétisation, les dyslexiques, les patients cérébro-lésés ou encore les individus dans des situations contraignantes. Or, des études de cas et de neuroimagerie semblent mettre en évidence une implication de la voie magnocellulaire dans la perception de l’orientation des images-miroirs. Ainsi, dans cette étude comportementale, nous nous interrogeons quant au rôle de la voie magnocellulaire dans la perception de l’orientation des lettres-miroirs. Nous avons pour cela créé un design expérimental qui a été proposé à 34 individus tout-venant. L’expérience est constituée de plusieurs épreuves, la tâche principale étant une tâche de décision sur l’orientation de stimuli, à savoir des lettres artificielles. Les orientations peuvent être de trois sortes : deux types de lettres miroirs ou une rotation plane à 40°. La stratégie utilisée consiste à étudier ces différentes orientations dans trois conditions de présentation faisant intervenir les deux voies visuelles corticales simultanément ou bien préférentiellement l’une ou l’autre. En ce qui concerne les résultats, nous nous attendions à une réduction du temps de réponse pour le jugement sur l’orientation des images-miroirs dans la condition magnocellulaire et à une réduction du temps de réponse dans la condition parvocellulaire pour les rotations planes, en comparaison des temps de réponse pour ces orientations dans la condition non biaisée. Ce n’est pas ce que nous observons car les analyses statistiques ne mettent pas en évidence d’effets d’interaction de la condition et de l’orientation. Il y a en revanche des effets principaux pour ces deux variables. En effet, les temps de réponse dans la condition magnocellulaire sont significativement plus longs que dans la condition parvocellulaire, eux-mêmes plus lents que dans la condition non biaisée, toutes orientations confondues. De plus, les temps de réponse diffèrent également significativement en fonction des différentes orientations, l’orientation des images-miroirs étant plus rapidement perçue que celle des rotations planes quelle que soit la condition de présentation des stimuli.