Caractéristiques de la maladie d'Addison: une étude rétrospective de 92 patients suivis aux Cliniques Universitaires Saint Luc.
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- Introduction: L’insuffisance surrénalienne primaire (ISP) est une pathologie rare dont l’incidence semble en augmentation. Les étiologies sont variées même si l’origine auto-immune représente la majorité des cas. Matériel et méthodes : Notre étude a inclus 92 patients suivis pour ISP entre 1992 et 2017 aux Cliniques Universitaires Saint-Luc. Nous avons évalué chez ces patients : les caractéristiques cliniques et dosages biologiques au diagnostic, le profil auto-immun, le traitement substitutif administré et les complications éventuelles engendrées par cette maladie chronique et son traitement, telles que l’ostéoporose et l’HTA. On a aussi évalué la qualité de vie des patients (n=50) au moyen d’un questionnaire spécifique (AddiQol). Résultats: 51% des patients souffrent d’une ISP auto-immune (la moitié avec polyendocrinopathie auto-immune (APS) de type 1 ou 2) et 33% avaient une insuffisance post-chirurgicale. L’âge moyen au diagnostic était de 34 ans et on notait une prédominance de femmes dans le sous-groupe des APS. Les trois symptômes cliniques les plus fréquemment retrouvés au moment du diagnostic étaient l’asthénie (85%), la perte de poids (82%) et la mélanodermie (78%). Quasi tous les patients (91/92) recevaient de l’hydrocortisone (un seul de l’acétate de cortisone), à une dose moyenne de 24,7 mg/jour et 94% d’entre eux des minéralocorticoïdes à une dose moyenne de 101 µg/jour. Alors que l’ostéoporose et l’HTA sont rares chez nos patients, la qualité de vie moyenne était diminuée (score AddiQol-30 : 84/120 et AddiQol-8 : 21/32), principalement chez les femmes. Conclusions: Les deux causes les plus fréquentes d’ISP dans notre registre sont les pathologies auto-immunes et les surrénalectomies bilatérales. Un bilan auto-immunitaire complet est indiqué dans le premier groupe. Les doses d’hydrocortisone administrées sont physiologiques, ce qui explique probablement la prévalence faible d’ostéoporose et d’HTA. La qualité de vie est néanmoins diminuée chez les patients addisoniens, plus particulièrement chez les femmes.