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Gilis_7209-15-00_2018.pdf
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- cette monographie tente d’articuler la rencontre entre, d’un côté le sensible, de l’autre le social et le politique. C’est à partir de la pensée de François Laplantine, qu’un regard sera posé sur l’entre-deux de la pensée, là où le politique et le sensible ont tendance à s’éviter, voir se répugner, à cause de la nature fondamentalement des objets qu’ils traitent, respectivement le vécu et l’intelligible. Cependant le politique ne peut être complètement dénué du sensible. Nous observerons la manière à laquelle le sensible, sous la forme de la subjectivité du réfugié–sa voix, son ressenti des persécutions, son vécu des faits—rencontre un régime de (re)connaissance asilaire qui justifie une objectivité scientifique à travers le mythe du migrant menteur. Ce discours de rejet sur lequel se base la politique d’asile belge justifie un besoin de preuves et par conséquent la présomption d’une objectivité scientifique, participant à mettre le sensible hors-jeu.