ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Vers une compréhension plus nuancée du vécu scolaire de l’élève à haut potentiel intellectuel : émotions, motivation, intégration sociale et satisfaction vis-à-vis de l’école, en classe ordinaire de l’enseignement primaire

(2021)

Files

Bodson_19221600_2021.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 3.44 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
C’est dans le courant des années 2000, que le haut potentiel a fait son entrée sous le feux des projecteurs. Le haut potentiel est devenu, on peut le dire, un sujet à la mode et le sens commun a développé ces dernières années, et encore aujourd’hui, cette tendance d’associer certains traits comportementaux aux personnes à haut potentiel intellectuel (HPI) tels qu’une incapacité de dompter ses émotions ou une inéluctable difficulté à se faire des amis. Depuis quelques années, les auteurs actuels remettent en cause ces présomptions. Ce sont des erreurs méthodologiques et des biais d’échantillonnage dans de nombreuses études scientifiques qui ont poussé à se forger une idée préconçue sur les individus HPI (Brasseur, 2013). Ce que la communauté scientifique admet plus largement aujourd’hui est que la population des personnes à haut potentiel intellectuel est très diversifiée et que ces caractéristiques présumées ne sont pas directement liées à la haute potentialité (Brasseur & Cuche, 2017). L’objectif de ce mémoire, qui s’intéresse à la population HPI, est d’évaluer si le vécu scolaire diffère chez les élèves de l’enseignement primaire en classe ordinaire en fonction de leur niveau de compétences intellectuelles. Le vécu scolaire sera évalué à travers cinq grandes variables : les émotions scolaires, la compétence perçue, la valeur perçue, l’intégration sociale et la satisfaction vis-à-vis de l’école. Pour ce faire, les Matrices progressives de Raven 2, ainsi qu’un questionnaire proposé par Sébastien Dellisse sur le bien-être scolaire (Université Catholique de Louvain, document non publié) incluant nos variables d’intérêt, ont été proposés dans des écoles sur un total de 486 élèves. Nous voulions savoir si en ce qui concerne le vécu scolaire, ces enfants HPI seraient également dans la norme ou présenteraient des spécificités. Afin d’obtenir une vision la plus objective possible de la question et d’éviter les biais d’échantillonnage qui ont longtemps dominé dans les études, un souhait était de constituer notre échantillon dans la population tout venant. Ce travail présente également le souhait de s’inscrire dans une vision plus dimensionnelle de l’intelligence et du haut potentiel intellectuel (Grégoire, 2012). Nous avons évalué le lien entre l’intelligence et les variables scolaires mentionnées en ne faisant non pas des catégories complètement distinctes (HPI et non-HPI) mais en plaçant chaque enfant interrogé sur le continuum de l’intelligence. Les résultats de cette étude ont principalement indiqué que, de manière générale, il ne semble pas y avoir de lien entre les capacités cognitives et les variables scolaires mentionnées, et donc que les enfants possédant une intelligence au-dessus de la moyenne en classe ordinaire ne semblent pas différer significativement de leurs pairs en ce qui concerne ces questions. Ces résultats vont globalement dans le sens de la littérature scientifique avec des auteurs tels que Freeman (2006), Gottfried et al. (2006), et bien d’autres. Nous terminerons par discuter des limites de cette étude et des perspectives futures.