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La dramathérapie, une intervention prometteuse auprès des enfants TDA/H ? Revue de la littérature

(2020)

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Le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans hyperactivité est une pathologie neurodéveloppementale chronique complexe qui s’accompagne généralement de perturbations comportementales et émotionnelles et génère un impact fonctionnel dans le vie scolaire, sociale et familiale (Vera, 2015). Le TDA/H se caractérise par une triade symptomatique (inattention, hyperactivité et impulsivité) et par une série de conséquences (troubles d’apprentissage, troubles anxieux, troubles de l’humeur, troubles disruptifs, troubles de l’addiction, troubles de l’estime de soi, troubles de la régulation émotionnelle et difficultés interpersonnelles) (Bange & Vieyra, 2014 ; Caci, 2016 ; Masi & Gignac, 2017). Cette pathologie est généralement prise en charge par la médication, la rééducation neuropsychologique et les interventions comportementales. Ces interventions montrent une certaine efficacité sur les symptômes du TDA/H mais tendent à faire abstraction des comorbidités et de l’impact fonctionnel du trouble. Je me suis, dès lors, intéressée à un autre type d’intervention qui pourrait palier à ces manquements : la dramathérapie. La dramathérapie ou thérapie par le théâtre peut être définie comme l’utilisation d’outils provenant du théâtre dans un but thérapeutique (Claeys-Dez, 2019). D’après plusieurs études, cette technique thérapeutique aurait des effets positifs sur la triade symptomatique (Bayati et al., 2012). Elle améliorerait l’estime de soi, les compétences sociales, l’empathie ainsi que l’expression et la régulation des émotions (D’Amico et al., 2015 ; Dequine & Pearson-Davis, 1983 ; Jones, 2007 ; Zhou & Tang, 2002). La dramathérapie aurait également un effet sur les troubles anxieux, la dépression, les troubles disruptifs et les troubles d’addiction (Anari et al., 2009 ; Fernandez, 2009 ; Henley, 1999 ; Senroy, 2015). Contrairement aux prises en charge classiques, la dramathérapie semble avoir un impact plus important sur les conséquences du TDA/H que sur la triade symptomatique. Cette thérapie pourrait, dès lors, d’après moi, être considérée comme une approche complémentaire intéressante aux prises en charge classiques. De plus, vu les nombreuses limites de ces études, il me semble intéressant de mener dans le futur de nouvelles recherches sur le sujet afin de confirmer l’efficacité de cette thérapie sur les enfants TDA/H et de développer un protocole d’intervention pour les séances de dramathérapie.