Files
Tomalino_0541-14-01_2017.pdf
Open access - Adobe PDF
- 7.72 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Chiara Tomalino, La représentation d’artistes femmes dans les musées d’art moderne. Année académique 2016-2017, session de septembre. Promoteur : Joël Roucloux. Lorsqu’on étudie la naissance de l’art moderne, on croise quelques figures d’artistes femmes. Toutefois, elles occupent, en majorité, une place mineure, souvent à l’ombre d’un compagnon ou d’un père artiste plus reconnu. Pourtant, le début du XXe siècle est précisément le moment où la société s’ouvre aux femmes, en leur reconnaissant le statut d’artiste. Qu’en est-il de leurs œuvres ? Méritent-elles d’être insérées dans le récit de l’histoire de l’art du XXe siècle ? Et si elles le sont déjà, comment sont-elles présentées au visiteur ? Ce travail se pose l’objectif de fournir des pistes de réflexion pour répondre à ces questions (les précisant en termes de technique et d’époque historique : seules les œuvres d’artistes peintres actives entre 1890 et 1940 sont analysées), à travers l’étude de cinq musées d’art moderne. Les musées, sélectionnés selon deux critères : la renommée de l’institution (cela sous-entend l’ampleur de ses collections) et la proximité géographique avec Bruxelles, sont le Centre Pompidou et le musée d’art moderne de la ville de Paris à Paris, le Stedelijk Museum à Amsterdam, le Ludwig Museum à Cologne et la Tate Modern à Londres. Des visites de terrain ont été réalisées dans l’année 2016 à l’ensemble des musées, avec le but d’examiner la présentation des collections et de « chercher la femme ». Au préalable, une recherche des femmes artistes des avant-gardes historiques a été effectuée, afin de constater l’état actuel de la recherche et de formuler de manière précise les attentes lors des visites des musées. Parmi les musées étudiés, celui qui dégage un récit pluriel de la modernité, au sens des critères de cette recherche, est le Ludwig Museum de Cologne, d’après le nombre d’artistes exposées, l’effort de présenter l’évolution artistique de ces artistes, leur insertion dans le parcours. Si le Centre Pompidou met en lumière l’œuvre de Natalia Gontcharova et de Sonia Delaunay, il laisse dans ses très riches réserves d’autres artistes pourtant protagonistes du cubisme ou du fauvisme. Le seul musée à adopter un parcours thématique, la Tate Modern, bien connue pour son approche paritaire quant à l’équilibre de genre, offre pourtant une sélection d’œuvres d’artistes femmes d’avant-garde assez restreinte.