Vampires queer et rapport au temps. Renégociations littéraires contemporaines d'une figure monstrueuse.
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- La figure du vampire transgresse les frontières, celles entre la vie et la mort, la norme et la subversion, la peur et l'attirance. En tant que tel et à l'époque où les théories queer émergent, de nombreuses·x auteur·rices se réapproprient le vampire en tant que personnage explicitement queer. Ce mémoire se penche en particulier sur les rapports au temps et à la chrononormativité des vampires queer au travers de quatre œuvres anglo-américaines parues entre les années 1980 et les années 2000 : The Gilda Stories de Jewelle Gomez, Lost souls de Poppy Z. Brite, I, Vampire de Jody Scott et Fledgling d’Octavia Butler. Les analyses de ces textes avec les outils de théories queer s'accordent sur le fait que les vampires comme les personnes queer ont un rapport conflictuel au passé et à l'Histoire, rapport exprimé de manière complexe dans chacune des œuvres. Le rapport au futur, quant à lui, est toujours envisagé en rupture avec l'hétéronormativité et en particulier avec l'injonction à la reproduction, malgré une très grande diversité dans la concrétisation de cette rupture. Au final, ces œuvres et les théories convoquées s'accordent et se répondent pour peindre le portrait d'une époque charnière dans les réflexions queer et dans la représentation du vampire en littérature.