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« On va les pousser, ça c’est sûr » Les parents des classes moyennes et leurs enfants face au choix des études supérieures

(2019)

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Abstract
La notion de capital culturel, ainsi que son impact sur la réussite scolaire, est discutée depuis de nombreuses années. Bourdieu et Passeron (2005) évoquaient dès 1970 les héritiers qui, évoluant dans un milieu favorisé proche de la culture scolaire de l’époque, en obtenaient un bénéfice et réussissaient mieux. Plus récemment, d’autres auteurs (van Zanten, 2009a ; Draelants, 2014, 2016b) rendent compte d’une évolution de cette notion d’ héritiers face aux changements du contexte scolaire, ces derniers se muant en initiés, étant à même d’obtenir les informations pertinentes afin de favoriser leur réussite. Notre recherche qualitative s’inscrit dans cette dynamique. Par l’intermédiaire d’entretiens semi-dirigés, nous interrogeons séparément des parents et adolescents de rhétorique de la classe moyenne (où l’un des parents, au minimum, est universitaire), et tentons de mettre en évidence quels capitaux ces familles mettent en place à l’aube des études supérieures, ainsi que leur impact sur les choix d’études effectués. Nous basant notamment sur les travaux de van Zanten (2009c), nous interrogeons cinq familles de managers et cinq familles d’intellectuels et tâchons de distinguer les capitaux utilisés chez chacune d’elles ainsi que leur vision de l’enseignement supérieur en Belgique. Les résultats obtenus tendent à montrer peu de différences entre ces deux groupes, même si, globalement, les familles de managers semblent accorder plus d’importance à l’instrumentalisation des études alors que les intellectuels sont plus dans une logique expressive. Unanimement, les familles de notre échantillon font montre d’un réel investissement et d’une réflexion profonde au sujet de la préparation aux études supérieures de leur enfant, et cela de manière constante dès le début du secondaire. Ces éléments influencent certains étudiants quant à leurs choix d’études, sans pour autant qu’ils en aient conscience. Ces résultats pourraient être complétés par d’autres recherches, portant notamment sur l’influence du milieu familial sur les choix de l’étudiant lors des premières années d’études supérieures.