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Place du complément de lieu et de temps dans les productions écrites d’élèves en EMILE et en enseignement traditionnel

(2020)

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L’Enseignement de Matière par l’Intégration d’une Langue Etrangère (EMILE) étant de plus en plus répandu en Belgique, les recherches sur ses spécificités se multiplient. Le présent mémoire s’inscrit à la suite d’un important projet de recherche mené conjointement par plusieurs chercheurs de l’UCLouvain et de l’UNamur (Hiligsmann et al., 2017), au sujet des aspects linguistiques, cognitifs et éducatifs de l’EMILE. Notre étude, quant à elle, se centre sur l’un des aspects linguistiques : la syntaxe. En effet, l’objectif principal de ce travail est d’investiguer dans quelle mesure les élèves en EMILE utilisent les compléments de temps ou de lieu en comparaison avec des élèves en enseignement traditionnel. La partie théorique de ce mémoire présente divers aspects de l’EMILE tels que ses fondements théoriques, le contexte historique de la Belgique, les aspects organisationnels de sa mise en place en Belgique francophone ainsi que les principaux effets positifs de ce type d’enseignement. Cette première partie contient également une description du projet de recherche général (Hiligsmann et al., 2017) et de l’étude plus axée sur l’aspect linguistique (Bulon et al., 2017), qui ont servi de base principale à notre mémoire. Ensuite, nous exposons en détail les données issues de la littérature au sujet des structures syntaxiques du français, en comparaison à celles du néerlandais. Notre partie expérimentale vise alors à analyser le nombre et la place des compléments de temps et de lieu dans les productions écrites d’élèves en EMILE et en enseignement traditionnel. Pour cela, nous avons encodé et analysé 150 rédactions (issus de la base de données récoltée par Bulon et al. (2017)) d’élèves de 5ème secondaire, en EMILE et en enseignement traditionnel. Ainsi, chaque texte a fait l’objet d’une décomposition en phrases principales. Dans chacune de ces phrases, nous avons analysé le nombre, le type et la place des compléments de lieu et de temps. Ensuite, des analyses statistiques (analyses descriptives, histogrammes et tests T de comparaison de moyennes) ont été effectuées. Les résultats obtenus ont mis en évidence qu’il n’y a pas de différence significative du nombre de compléments de temps et de lieu selon le type d’enseignement, ce qui concorde avec l’étude de Bulon et al. (2017). De très légères différences du nombre de compléments à certaines positions ont été observées. Toutefois, ce qui ressort principalement des analyses, c’est qu’en moyenne les distributions des compléments de lieu et de temps suivent une tendance similaire dans les rédactions issues des deux types d’enseignement. Les élèves en EMILE ne semblent donc pas utiliser les compléments de lieu ou de temps différemment des élèves en enseignement traditionnel. Toutefois, pour préciser ces analyses, certains aspects (distinction des positions des compléments selon leur fonction essentielle ou non-essentielle, ainsi que des adverbes) seraient intéressants à prendre en compte dans de futures études.