Révision d'une tâche de copie graphémique différée et analyse cognitive d'un cas unique.
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- L’écriture est une tâche cognitive complexe qui requiert l’activation de plusieurs composants, notamment le buffer graphémique. En tant que mémoire de travail, la fonction principale du buffer graphémique est de maintenir actives les représentations orthographiques abstraites le temps nécessaire à la mise en place des processus périphériques. Pour mesurer l’intégrité de ce composant, l’une des tâches utilisées est la copie graphémique différée. Néanmoins, celle-ci est rarement décrite dans la littérature. Elle est d’ailleurs absente des batteries francophones d’examen du langage. La première partie de ce mémoire est consacrée à la révision d’une épreuve de copie graphémique différée créée voici 10 ans (Guichard, 2013). La sélection des items a été actualisée et trois conditions temporelles différentes ont été comparées : la copie immédiate, la copie différée (avec un délai de 3 secondes) et la copie différée (avec un délai de 10 secondes). Cette épreuve a ensuite été administrée à un patient dysgraphique, John. Ce qui a permis d’objectiver chez lui la présence d’un trouble du buffer graphémique. La comparaison des trois conditions temporelles a également révélé une sensibilité diagnostique accrue pour la tâche de copie différée avec un délai de 3 secondes. En effet, dans cette condition temporelle, les productions écrites de John présentent la plupart des caractéristiques d’une atteinte du buffer graphémique, à savoir une majorité d’erreurs littérales distribuées « en forme de cloche », un effet de longueur et un effet de lexicalité.