Modes de réponse au partage social des émotions : comparaison des tout-venant et des psychothérapeutes
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- Ce mémoire a comme toile de fond le partage social des émotions que l’on peut définir comme la tendance des individus à parler de leurs expériences émotionnelles. Quels en sont les bénéfices : parler de nos émotions nous permet-il réellement de nous libérer ? Quelles sont les réponses les plus attendues et/ou adéquates ? Comment peut-on aider un individu à se remettre d’un épisode émotionnel ? Pour répondre à ces questions, nous nous appuierons sur le modèle de Rimé (2009). D’après ce modèle, le partage social des émotions entraîne deux modes de réponses distincts : le mode socio-affectif et le mode socio-cognitif. Lors de leurs échanges quotidiens, les individus ont tendance à produire des réponses socio-affectives. Ce mode de réponse a pour avantage de provoquer un soulagement temporaire, une impression d’être compris, de se sentir écouté. En revanche, il ne permet pas d’atteindre la récupération émotionnelle. Ce sont les réponses du mode socio-cognitif qui induisent le changement et mènent à une telle récupération. Ces réponses visent à aider l’individu à remettre du sens à l’épisode émotionnel, à réorganiser ses schémas mentaux, à prendre du recul, à dédramatiser, etc. Dès lors, on peut se demander dans quelle mesure les psychologues psychothérapeutes utilisent ce mode de réponse lorsqu'un patient/client partage ses émotions en séance. Le but de ce mémoire est donc de comparer les réponses produites par les tout-venant à celles produites par les psychologues psychothérapeutes. Pour ce faire, nous avons réalisé une étude caractérisée par un design 2x2. Notre première condition est relative à notre échantillon que nous avons divisé en deux sous-groupes distinguant les tout-venant (n=60) des psychologues psychothérapeutes (n=60). Chacun de nos participants a lu une mise en situation présentant un partage social des émotions dont l’intensité était soit modérée, soit élevée ; créant ainsi notre deuxième condition. Après avoir lu cette mise en situation, il leur a été demandé de répondre à un court questionnaire de 17 items nous permettant d’évaluer quels modes de réponse ils étaient le plus susceptibles d’apporter.